jeudi, 08 novembre 2007
the corrs & U2 - when the stars go blue
14:35 Publié dans ✰ CHANSONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : THE CORRS U2 STARS GO BLUE WHERE DO YOU
lundi, 14 mai 2007
Le Paradis blanc
07:19 Publié dans ✰ CHANSONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : paradis blanc michel berger
Within Temptation - Ice Queen
It doesn't hurt me.
Do you want to feel how it feels?
Do you want to know that it doesn't hurt me?
Do you want to hear about the deal that I'm making?
It's you and me.
And if I only could,
I'd make a deal with God,
And I'd get him to swap our places,
Be running up that road,
Be running up that hill,
Be running up that building.
So if I only could...
You don't want to hurt me,
But see how deep the bullet lies.
Unaware I'm tearing you asunder.
Oh, there is thunder in our hearts.
Is there so much hate for the ones we love?
Oh tell me, we both matter, don't we?
It's you, it's you and me.
It's you and me won't be unhappy.
And if I only could,
I'd make a deal with God,
And I'd get him to swap our places,
Be running up that road,
Be running up that hill,
Be running up that building,
Say, if I only could, oh...
You,
It's you and me,
It's you and me won't be unhappy.
"C'mon, baby, c'mon darling,
Let me steal this moment from you now.
C'mon, angel, c'mon, c'mon, darling,
Let's exchange the experience, oh..."
And if I only could,
I'd make a deal with God,
And I'd get him to swap our places,
Be running up that road,
Be running up that hill,
With no problems.
And if I only could,
I'd make a deal with God,
And I'd get him to swap our places,
Be running up that road,
Be running up that hill,
With no problems.
And if I only could,
I'd make a deal with God,
And I'd get him to swap our places,
Be running up that road,
Be running up that hill,
With no problems.
If I only could
Be running up that hill
With no problems...
Within Temptation - Ice Queen
When leaves have fallen
And skies turned into grey.
The night keeps on closing in on the day
A nightingale sings his song of farewell
You better hide for her freezing hell
On cold wings she's coming
You better keep moving
For warmth, you'll be longing
Come on just feel it
Don't you see it?
You better believe it.
When she embraces
Your heart turns to stone
She comes at night when you are all alone
And when she whispers
Your blood shall run cold
You better hide before she finds you
Whenever she is raging
She takes all life away
Haven't you seen?
Haven't you seen?
The ruins of our world
She covers the earth with a breathtaking cloak
The sun awakes and melts it away
The world now opens its eyes and sees
The dawning of a new day
Whenever she is raging
She takes all life away
Haven't you seen?
Haven't you seen?
The ruins of our world
03:50 Publié dans ✰ CHANSONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Within Temptation Ice Queen divinités What Have You Done
dimanche, 13 mai 2007
Otome.Pasta.ni.Kandou[PV]-Tanpopo(5th
17:32 Publié dans ✰ CHANSONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Otome.Pasta.ni.Kandou[PV]-Tanpopo(5th
samedi, 12 mai 2007
L'EAU
18:19 Publié dans ✰ CHANSONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : EAU PLUIE MER OCEAN
samedi, 28 avril 2007
Louise Attaque - Je t'emmene
15:05 Publié dans ✰ CHANSONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : louise attaque
mercredi, 25 avril 2007
Claude Nougaro - Tu verras
Chanson a la base Brésilienne.
Label : Philips
Nationalité : Française
Genre principal : Variétés
Naissance : 09 septembre 1929
Mort le : 04 mars 2004
Biographie de Claude Nougaro
« Sur l’écran noir de mes nuits blanches, moi je me fais du cinéma… » chantait Claude Nougaro. Le cinéma, Nougaro n’en a pas fait qu’un titre, il le vivait intensément : ses textes étaient de véritables scénarios, avec pour personnages principaux Toulouse, le jazz, et l’amour ; sa musique rythmait chaque émotion, de la rage à la passion ; ses mots virevoltaient, coulaient, s’entrechoquaient, signifiants et signifiés mordant à l’unisson dans le cœur de la vie, et son corps sur scène mimait toutes les séquences dramatiques, intimes, voyageuses ou cyniques de ses histoires sonores…Virtuose de l’image, funambule du verbe, boxeur de la rime, Nougaro a marqué la chanson française avec son torrent de perles musicales créatives et habitées.
C’est à Toulouse que Claude Nougaro voit le jour le 9 septembre 1929. Avec un papa chanteur (baryton) et une maman douceur…euh non, on ne parle de Jean-Luc Lahaye là…une maman pianiste donc, Claude grandit loin de ses parents, constamment sur la route des concerts, et vit chez ses grands-parents à Toulouse, dans le quartier des Minimes. Mais cet environnement familial sous influences sonores le pousse à s’intéresser très jeune à la musique. Il se prend de passion pour la môme Piaf, mais aussi pour Glenn Miller, jazzman de son état. Ses parents lui transmettent par ailleurs leur passion pour la musique classique.
Après avoir loupé son bac, Claude Nougaro laisse définitivement tomber l’école avec laquelle il n’avait pas beaucoup d’affinités, et se lance dans le journalisme. Il part ensuite à Paris rejoindre ses parents qui y ont élu domicile, rencontre en 1952, le poète Audiberti qui sera par la suite l’un de ses plus proches amis, puis Mouloudji, Brassens, et commence à écrire des chansons pour d’autres artistes. Trois ans plus tard, Nougaro réussit à surmonter sa timidité maladive et chante pour la première fois au « Lapin Agile », dans le quartier de Montmartre. En 1958, il enregistre un premier morceau, « Il y avait une ville », et sort son premier album un an après. Si Nougaro fait la première partie de Dalida, le succès n’est pourtant pas au rendez-vous : la renommée viendra en 1962 avec le titre « Une petite fille », qui marque le début de l’ère jazz pour Nougaro. En 1965, il se marie avec Sylvie, qui donne naissance à une petite fille, Cécile. Claude lui écrit une chanson, « Cécile ma fille », qui cartonne en 1963.
Il n’y a pas que le jazz qui inspire Nougaro : ce dernier est aussi très marqué par la musique brésilienne : « Bidonville », « Brésilien » et « Tu verras » symboliseront au fil des années l’attachement de Claude à la Terre de Braise. Toutefois, le jazz restera quoiqu’il en soit la source créative numéro 1 dans les chansons de Nougaro, de « A bout de souffle », reprise du thème de « Blue rond à la turk » de Dave Brubeck (1965) à « Armstrong » (1965), en passant par « Le Jazz et Java » (1962), « Quatre petites boules de cuir » (1968) ou encore « Le cinéma » (1962). Pour la composition de la majorité de ses titres, Nougaro fera systématiquement appel aux fidèles Maurice Vander et Eddy Louiss.
Et surtout, Nougaro est un grand amoureux de sa ville natale, Toulouse à qui il rend hommage à travers une chanson très personnelle et intense. Sobrement baptisé « Toulouse », cet hymne à la ville rose sort en 1967. Un an après, c’est mai 68, et Claude écrit pour l’occasion le titre « Paris Mai ».
Les années 1970 sont toujours aussi florissantes pour Claude Nougaro, qui enchaîne les tournées, les tubes, crée les éditions du Chiffre Neuf afin de garder la main mise sur ses rimes et ses sons et décroche le Prix Spécial de la Chanson Française en 1978 pour le hit « Tu verras ». La décennie suivante ne sera pas moins prolifique : Claude continue à publier des albums, écumer les salles de concerts et retrouve l’amour pour la troisième fois. Mais en 1985, c’est le coup de massue pour Nougaro qui se fait virer de chez Barclay, son album « Bleu Blanc Blues » n’ayant pas assez bien marché au niveau des ventes…
Nougaro est anéanti, et décide de tout plaquer pour partir à New York afin de se ressourcer. Bien lui en a pris puisqu’il revient en 1987 dans l’hexagone avec l’album « Nougayork », qui fait un tabac, avec ses rythmes funk et son esprit rock’n’roll, séduisant aussi bien les fans de la première heure que la jeune génération.
Après ce succès tonitruant, Nougaro baisse le son et publie un album plus introspectif, « Une voix Dix doigts », en 1991. Les 90’s seront ensuite à la fois énergiques, introspectives, jazz et éclectiques. Nougaro l’infatigable continuent à donner de lui-même en studio et sur scène, malgré ses problèmes de santé. Le nouveau millénaire commencera quant à lui sur les chapeaux de roue, puisque Nougaro sort en 2000 l’album « Embarquement immédiat ». Claude repart alors sur les routes de l’hexagone, avec un passage remarqué au festival des Vieilles Charrues en 2001.
Nougaro ne chôme pas en 2002 puisqu’il monte un nouveau spectacle, « Les Fables de ma Fontaine », où ses mots sont mis à l’honneur, mais sa santé fragile l’oblige à annuler ses autres projets artistiques et verbaux en 2003. En 2004, alors qu’il prépare un nouvel opus, Claude Nougaro doit se faire hospitaliser, son état étant critique. Mais le chanteur préfère quitter l’hôpital pour mourir chez lui, le 4 mars 2004. Son album, « La Note Bleue », sort à titre posthume fin 2004.
Source: http://musique.ados.fr/Claude-Nougaro-art1129.html
Claude Nougaro
Tu verras
Paroles: Adapt Fr : Claude Nougaro. Musique: Chico Buarque de Hollanda (1977) 1978
Titre original: ""O que sera" - A flor da terra"
© Cara Nova Editora Musical Ltds
Ah, tu verras, tu verras
Tout recommencera, tu verras, tu verras
L'amour c'est fait pour ça, tu verras, tu verras
Je ferai plus le con, j'apprendrai ma leçon
Sur le bout de tes doigts, tu verras, tu verras
Tu l'auras, ta maison avec des tuiles bleues
Des croisées d'hortensias, des palmiers plein les cieux
Des hivers crépitants, près du chat angora
Et je m'endormirai, tu verras, tu verras
Le devoir accompli, couché tout contre toi
Avec dans mes greniers, mes caves et mes toits
Tous les rêves du monde
Ah, tu verras, tu verras
Tout recommencera, tu verras, tu verras
La vie, c'est fait pour ça, tu verras, tu verras
Tu verras mon stylo emplumé de soleil
Neiger sur le papier l'archange du réveil
Je me réveillerai, tu verras, tu verras
Tout rayé de soleil, ah, le joli forçat!
Et j'irai réveiller le bonheur dans ses draps
Je crèv'rai son sommeil, tu verras, tu verras
Je crèv'rai le sommier, tu verras, tu verras
En t'inventant l'amour dans le cœur de mes bras
Jusqu'au matin du monde
Ah, tu verras, tu verras
Tout recommencera, tu verras, tu verras
Le diable est fait pour ça, tu verras, tu verras
Je ferai le voyou, tu verras, tu verras
Je boirai comme un trou et qui vivra mourra
Tu me ramasseras dans tes yeux de rosée
Et je t'insulterai dans du verre brisé
Je serai fou furieux, tu verras, tu verras
Contre toi, contre tous, et surtout contre moi
La porte de mon cœur grondera, sautera
Car la poudre et la foudre, c'est fait pour que les rats
Envahissent le monde
Ah, tu verras, tu verras
Tout recommencera, tu verras, tu verras
Mozart est fait pour ça, tu verras, entendras
Tu verras notre enfant étoilé de sueur
S'endormir gentiment à l'ombre de ses sœurs
Et revenir vers nous scintillant de vigueur
Tu verras mon ami dans les os de mes bras
Craquer du fin bonheur de se sentir aidé
Tu me verras, chérie, allumer des clartés
Et tu verras tous ceux qu'on croyait décédés
Reprendre souffle et vie dans la chair de ma voix
Jusqu'à la fin des mondes
Ah, tu verras, tu verras
15:10 Publié dans ✰ CHANSONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : tu verras nougaro
::Plume d'ange::
Claude Nougaro
PLUME D'ANGE
Paroles: Claude Nougaro, musique: J.C. Vannier, 1977
Vous voyez cette plume?
Eh bien, c'est une plume... d'ange
Mais rassurez-vous, je ne vous demande pas de me croire, je ne vous le demande plus.
Pourtant, écoutez encore une fois, une dernière fois, mon histoire.
Une nuit, je faisais un rêve désopilant quand je fus réveillé par un frisson de l'air.
J'ouvre les yeux, que vois-je?
Dans l'obscurité de la chambre, des myriades d'étincelles...
Elles s'en allaient rejoindre, par tourbillonnements magnétiques, un point situé devant mon lit.
Rapidement, de l'accumulation de ces flocons aimantés, phosphorescents, un corps se constituait.
Quand les derniers flocons eurent terminé leur course, un ange était là, devant moi, un ange réglementaire avec les grands ailes de lait.
Comme une flèche d'un carquois, de son épaule il tire une plume, il me la tend et il me dit:
"C'est une plume d'ange. Je te la donne. Montre-la autour de toi.
Qu'un seul humain te croie et ce monde malheureux s'ouvrira au monde de la joie.
Qu'un seul humain te croie avec ta plume d'ange.
Adieu et souviens-toi: la foi est plus belle que Dieu."
Et l'ange disparut laissant la plume entre mes doigts.
Dans le noir, je restai longtemps, illuminé, grelottant d'extase, lissant la plume, la respirant.
En ce temps-là, je vivais pour les seins somptueux d'une passion néfaste.
J'allume, je la réveille:
"Mon amour, mon amour, regarde cette plume... C'est une plume d'ange!
Oui! un ange était là... Il vient de me la donner...
Oh ma chérie, tu me sais incapable de mensonge, de plaisanterie scabreuse...
Mon amour, mon amour, il faut que tu me croies, et tu vas voir... le monde!"
La belle, le visage obscurci de cheveux, d'araignées de sommeil, me répondit:
"Fous-moi la paix... Je voudrais dormir... Et cesse de fumer ton satané Népal!"
Elle me tourne le dos et merde!
Au petit matin, parmi les nègres des poubelles et les premiers pigeons, je filai chez mon ami le plus sûr.
Je montrai ma plume à l'Afrique, aux poubelles, et bien sûr, aux pigeons qui me firent des roues, des roucoulements de considération admirative.
Je sonne.
Voici mon ami André.
Posément, avec précision, je vidais mon sac biblique, mon oreiller céleste:
"Tu m'entends bien, André, qu'on me prenne au sérieux et l'humanité tout entière s'arrache de son orbite de malédiction guerroyante et funeste.
A dégager! Finies la souffrance, la sottise. La joie, la lumière débarquent!"
André se massait pensivement la tempe, il me fit un sourire ému, m'entraîna dans la cuisine et devant un café, m'expliqua que moi, sensible, moi, enclin au mysticisme sauvage, moi devais reconsidérer cette apparition.
Le repos... L'air de la campagne... Avec les oiseaux précisément, les vrais!
Je me retrouve dans la rue grondante, tenaillant la plume dans ma poche.
Que dire? Que faire?
"Monsieur l'agent, regardez, c'est une plume d'ange."
Il me croit!
Aussitôt les tonitruants troupeaux de bagnoles déjà hargneuses s'aplatissent.
Des hommes radieux en sortent, auréolés de leurs volants et s'embrassent en sanglotant.
Soyons sérieux!
Je marchais, je marchais, dévorant les visages. Celui-ci? La petite dame?
Et soudain l'idée m'envahit, évidente, éclatante... Abandonnons les hommes!
Adressons-nous aux enfants! Eux seuls savent que la foi est plus belle que Dieu.
Les enfants... Oui, mais lequel?
Je marchais toujours, je marchais encore.
Je ne regardais plus la gueule des passants hagards, mais, en moi, des guirlandes de visages d'enfants, mes chéris, mes féeriques, mes crédules me souriaient.
Je marchais, je volais... Le vent de mes pas feuilletait Paris...
Pages de pierres, de bitume, de pavés maintenant.
Ceux de la rue Saint-Vincent... Les escaliers de Montmartre.
Je monte, je descends et me fige devant une école, rue du Mont-Cenis.
Quelques femmes attendaient la sortie des gosses.
Faussement paternel, j'attends, moi aussi.
Les voilà.
Ils débouchent de la maternelle par fraîches bouffées, par bouillonnements bariolés.
Mon regard papillonne de frimousses en minois, quêtant une révélation.
Sur le seuil de l'école, une petite fille s'est arrêtée.
Dans la vive lumière d'avril, elle cligne ses petits yeux de jais, un peu bridés, un peu chinois et se les frotte vigoureusement.
Puis elle prend son cartable orange, tout rebondi de mathématiques modernes.
Alors j'ai suivi la boule brune et bouclée, gravissant derrière elle les escaliers de la Butte.
A quelque cent mètres elle pénétra dans un immeuble.
Longtemps, je suis resté là, me caressant les dents avec le bec de ma plume.
Le lendemain je revins à la sortie de l'école et le surlendemain et les jours qui suivirent.
Elle s'appelait Fanny. Mais je ne me décidais pas à l'aborder.
Et si je lui faisais peur avec ma bouche sèche, ma sueur sacrée, ma pâleur mortelle, vitale?
Alors, qu'est-ce que je fais? Je me tue? Je l'avale, ma plume?
Je la plante dans le cul somptueux de ma passion néfaste?
Et puis un jeudi, je me suis dit: je lui dis.
Les poumons du printemps exhalaient leur première haleine de peste paradisiaque.
J'ai précipité mon pas, j'ai tendu ma main vers la tête frisée...
Au moment où j'allais l'atteindre, sur ma propre épaule, une pesante main s'est abattue.
Je me retourne, ils étaient deux, ils empestaient le barreau: "Suivez-nous."
Le commissariat.
Vous connaissez les commissariats?
Les flics qui tapent le carton dans de la gauloise, du sandwich...
Une couche de tabac, une couche de passage à tabac.
Le commissaire était bon enfant, il ne roulait pas les mécaniques, il roulait les r:
"Asseyez-vous. Il me semble déjà vous avoir vu quelque part, vous.
Alors comme ça, on suit les petites filles?
- Quitte à passer pour un détraqué, je vais vous expliquer, monsieur, la véritable raison qui m'a fait m'approcher de cette enfant.
Je sors ma plume et j'y vais de mon couplet nocturne et miraculeux.
- Fanny, j'en suis certain, m'aurait cru. Les assassins, les polices, notre séculaire tennis de coups durs, tout ça, c'était fini, envolé!
- Voyons l'objet, me dit le commissaire.
D'entre mes doigts tremblants il saisit la plume sainte et la fait techniquement rouler devant un sourcil bonhomme.
- C'est de l'oie, ça..., me dit-il, je m'y connais, je suis du Périgord.
- Monsieur, ce n'est pas de l'oie, c'est de l'ange, vous dis-je!
- Calmez-vous! Calmez-vous! Mais vous avouerez tout de même qu'une telle affirmation exige d'être appuyée par un minimum d'en quête, à défaut de preuve.
Vous allez patienter un instant. On va s'occuper de vous. Gentiment hein? gentiment."
On s'est occupé de moi, gentiment.
Entre deux électrochocs, je me balade dans le parc de la clinique psychiatrique où l'on m'héberge depuis un mois.
Parmi les divers siphonnés qui s'ébattent ou s'abattent sur les aimables gazons, il est un être qui me fascine.
C'est un vieil homme, très beau, il se tient toujours immobile dans une allée du parc devant un cèdre du Liban.
Parfois, il étend lentement les bras et semble psalmodier un texte secret, sacré.
J'ai fini par m'approcher de lui, par lui adresser la parole.
Aujourd'hui, nous sommes amis. C'est un type surprenant, un savant, un poète.
Vous dire qu'il sait tout, a tout appris, senti, perçu, percé, c'est peu dire.
De sa barbe massive, un peu verte, aux poils épais et tordus le verbe sort, calme et fruité, abreuvant un récit où toutes les mystiques, les métaphysiques, les philosophies s'unissent, se rassemblent pour se ressembler dans le puits étoilé de sa mémoire.
Dans ce puits de jouvence intellectuelle, sot, je descends, seau débordant de l'eau fraîche et limpide de l'intelligence alliée à l'amour, je remonte.
Parfois il me contemple en souriant. Des plis de sa robe de bure, ils sort des noix, de grosses noix qu'il brise d'un seul coup dans sa paume, crac! pour me les offrir.
Un jour où il me parle d'ornithologie comparée entre Olivier Messiaen et Charlie Parker, je ne l'écoute plus.
Un grand silence se fait en moi.
Mais cet homme dont l'ange t'a parlé, cet homme introuvable qui peut croire à ta plume, eh bien, oui, c'est lui, il est là, devant toi!
Sans hésiter, je sors la plume.
Les yeux mordorés lancent une étincelle.
Il examine la plume avec une acuité qui me fait frémir de la tête aux pieds.
"Quel magnifique spécimen de plume d'ange, vous avez là, mon ami.
- Alors vous me croyez? vous le savez!
- Bien sûr, je vous crois. Le tuyau légèrement cannelé, la nacrure des barbes, on ne peut s'y méprendre.
Je puis même ajouter qu'il s'agit d'une penne d'Angélus Maliciosus.
- Mais alors! Puisqu'il est dit qu'un homme me croyant, le monde est sauvé...
- Je vous arrête, ami. Je ne suis pas un homme.
- Vous n'êtes pas un homme?
- Nullement, je suis un noyer.
- Vous êtes noyé?
- Non. Je suis un noyer. L'arbre. Je suis un arbre."
Il y eut un frisson de l'air.
Se détachant de la cime du grand cèdre, un oiseau est venu se poser sur l'épaule du vieillard et je crus reconnaître, miniaturisé, l'ange malicieux qui m'avait visité.
Tous les trois, l'oiseau, le vieil homme et moi, nous avons ri, nous avons ri longtemps, longtemps...
Le fou rire, quoi!
15:00 Publié dans ✰ CHANSONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : ange plume
Nostalgie et enfance
10:49 Publié dans ✰ CHANSONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : grenadine
vendredi, 20 avril 2007
Enchantement Astral
09:50 Publié dans ✰ CHANSONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lune etoiles enchantement astral spiritualité amour morte rêves






















