mardi, 15 mai 2007

Le Petit Prince

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" ON NE VOIT BIEN QU'AVEC LE COEUR "



"Le Petit Prince", c'est l'histoire de ceux qui, devenus adultes, pour mener une vie de "grande personne" ont fait taire l'enfant qui les habite.



Le Petit Prince
Pour les articles homonymes, voir Prince.
Le Petit Prince
Auteur Antoine de Saint-Exupéry
Genre conte philosophique et poétique
Pays d’origine France
Date de parution 1943
Dessinateur Antoine de Saint-Exupéry
Nombre de pages 92

Le Petit Prince est l'œuvre la plus connue d'Antoine de Saint-Exupéry. Publié en 1943, c'est un conte philosophique et poétique qui, sous l'apparence d'un conte pour enfants, aborde des thèmes profonds comme la vie et l'amour, la mort, l'amitié, les attitudes et préoccupations face à la vie, voire le suicide. En fait, chaque chapitre relate une des rencontres du petit prince et contient une moralité, une ou deux phrases simples sur l'amitié, la vie, etc.
L'œuvre est également illustrée par l'auteur lui-même. Ses dessins, simples et d'un style un peu naïf, sont tout aussi célèbres que le livre lui-même.


Le narrateur est un aviateur qui, à la suite d'une panne de moteur, a dû se poser en catastrophe dans le désert du Sahara et doit tenter seul de réparer son avion. C'est pour lui une question de vie ou de mort.
Le lendemain de son atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix qui lui demande « S'il vous plaît... dessine-moi un mouton ! ». Le petit garçon qui lui a demandé cela se révèle être un petit prince arrivé des étoiles. L'aviateur, d'abord surpris, commença par lui dessiner plusieurs moutons, mais aucun ne convenait au petit prince, jusqu'à ce que, excédé, il lui dessina une boîte avec des trous dans laquelle il explique qu'il y avait un petit mouton, ce qui convint tout à fait au petit prince.
Au fil des discussions, le petit prince raconta son histoire. Il vit sur un astéroïde appelé B612, à peine plus grand qu'une maison. Il y avait une rose magnifique, mais très coquette et exigeante, à un tel point qu'elle rendit malheureux le petit prince qui décida de s'enfuir. La rose n'attendit que le dernier moment, celui de son départ, pour faire son mea-culpa, ce qui rendit le départ du petit prince plus douloureux encore.
Il arriva d'abord sur un astéroïde habité par un roi pour qui chacun est un sujet. Mais ce fut un roi raisonnable : il estima qu'« il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner. L'autorité repose d'abord sur la raison ». Puis le petit prince passe sur une planète habitée par un vaniteux, qui croit que tout le monde l'admire. Après cela, il arrive sur un astéroïde habité par un buveur. Celui-ci boit pour oublier qu'il a honte... et ce dont il a honte, c'est de boire. Ensuite, le petit prince arrive sur la planète d'un businessman dont le seul bonheur est de compter les étoiles qu'il possède (puisqu'il est le premier à avoir eu l'idée de les posséder). La cinquième planète visitée par le petit prince est habitée par un allumeur de réverbères qui doit allumer et éteindre son réverbère une fois par minute tellement sa planète tourne vite. La sixième planète, beaucoup plus grande, est habitée par un géographe, qui dit au petit prince qu'il "est trop important pour flâner". Celui-ci lui conseille d'explorer la planète Terre, qui a « une bonne réputation »...
Sur Terre, le petit prince rencontre tout d'abord un serpent qui ne parle que par énigmes, puis une petite fleur de rien du tout, puis l'écho des montagnes qui ne fait que tout répéter, et enfin il arrive dans un jardin de roses. Il se rend alors compte que sa fleur n'était pas unique et devient bien malheureux. Peu après, il rencontre un renard dont le seul souhait est d'être apprivoisé par le petit prince. Lorsque cela est fait et que les deux amis vont se séparer, le renard donne un conseil simple au petit prince : « on ne voit bien qu'avec le cœur ; l'essentiel est invisible pour les yeux ». Il apprend ainsi que l'on « est responsable de ce que l'on a apprivoisé », et comprend que sa rose est unique au monde, pour l'attention et l'amour qu'il lui a porté. Plus tard, le petit prince rencontre successivement un aiguilleur et un marchand avant de rencontrer l'aviateur. Guidé par la fragilité et la candeur du petit prince, il finit par découvrir un puits dans le désert. Peu après, le petit prince lui explique que ça fait presque un an qu'il est arrivé sur terre, tout près de là. Il lui apprend aussi que le lendemain, il doit rentrer sur sa planète pour s'occuper de sa fleur dont il se sent responsable. En compagnie de l'aviateur, le petit prince revient sur le lieu exact où il était arrivé sur Terre et attend qu'un « éclair jaune » le touche à la cheville. Puis, « il tomb[e] doucement comme tombe un arbre ».




Le symbolisme du "Petit Prince "



Juin 72

Antoine de Saint-Exupéry = représente l'homme en général, perdu dans le "désert" de son ignorance. Prenez de ces trois mots les deux premières lettres : AN-SA-EX, c'est l'anagramme de : EX SANA, "en dehors de ce qui est sain."

En avion, il est "tombé du Ciel ", parce que l'homme est une Semence Céleste. A lui de sortir du "désert stérile, des apparences de la Matière à l'aide de son cœur et de sa raison.

Le Petit Prince. Lui aussi tombé du Ciel, prince et petit, donc fils de famille Princière ou Royale. Symbole important, il est jeune et naïf mais d'essence "royale ". Il va représenter l'âme de l'homme, parcelle de Dieu. Il est l'amour, le cœur, la spontanéité des sentiments, fraîcheur et naïveté.

Le Renard, Autre "personnage important". Mais c'est un ANIMAL, le Rusé Renard, le MALIN ! il est LA PENSEE qui va "ANIMER " le cœur. il est la froide Raison qui SAIT mais qui est subjective, mais qui n'est pas manifestée. Elle sait, mais ne possède pas le moyen de FAIRE.

Le Petit Prince est le cœur, opposé à l'animal-instinct- Renard, il EST puisqu'il est Réalité d'Amour, mais s'il PEUT FAIRE puisqu'il est source d'énergie, il ne SAIT PAS comment faire.

Bien comprise cette indivi-duallté de l'homme, il s'agit pour lui de marier cœur ET Raison pour : SAVOIR-FAIRE ! Autrement dit, pour ETRE.

Le Petit Prince sent très bien tout ce qui lui manque : "J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à CONNAITRE !" Amis, parce qu'il Aime, lui ; il lui faut absolument des objets à son Amour, alors il cherche, fait les Sept Planètes (les 7 péchés capitaux, les tendances qui influencent l'homme soumis à l'attraction Terrestre), Il ne comprend pas tout. surtout les apparences, les surfaces, tout ce qui est superficiel.

Le Renard, lui. sait, il sait surtout ce qui lui manque, le sentiment et l'amour. il n'a que l'appétit : les poules ! Mais il sait parfaitement le processus qu'il faudrait à ce qu'il ne possède pas pour être séduit aux yeux des réalités Invisibles de l'amour qui laissent néanmoins ses traces dans le symbole des objets. Pour cela : il veut être Aimé, apprivoisé ! Et il répond justement au Petit Prince sur ses ambitions de CONNAITRE :

"On ne connaît que les choses que l'on apprivoise". Autrement dit : que l'on Aime et dont on se fait aimer. C'est pourquoi il connaît toute la valeur des astuces, des "rites". Car l'intelligence va pouvoir amplifier par des subtilités les valeurs frustes de l'Amour... De même, l'intelligence, "apprivoisée" par l'Amour, va prendre une ampleur qui va dépasser la Matière et VIVRE Ce qui est important et ne se voyait pas pour les yeux de l'intelligence seule, sera lumineux par celle du cœur.

" Les étoiles sont belles à cause d'une fleur que l'on ne voit pas ". " Adieu, dit le Renard, voici mon secret, on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est Invisible pour les yeux."

Ce qui est intéressant, c'est que le Renard SAIT cela sans jamais l'avoir éprouvé, de même le Petit Prince l'a éprouve mais SANS LE SAVOIR !

Une fois le Renard apprivoisé et Aimé, il sait et SENT, en regardant seulement les blés d'or, son Petit Prince parti. que ces blés SONT sa présence dorée et que l'Amour est partout puisque ressenti, donc Vivant.

Mais il fallait le faire naître, mais il fallait aussi le faire apprécier et comprendre au Petit Prince.

Aussi le Renard pleurera pour la première fois de sa vie à leur séparation. Les pleurs symbolisent toute la sensibilité du cœur éveillé. Mais ces pleurs sont de Tendresse !

Rien n'est responsable de rien tant qu'un lien ne réunit pas deux éléments. Le Petit Prince est responsable de sa rose parce que l'Amour les réunit à travers le temps l' espace. Celui qui offre l'Amour est responsable de son objet. Faut-il que l'objet se laisse apprivoiser. sinon aucun lien n'implique alors une responsabilité. "Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé..."

Tout autre intelligence qui n'est pas liée à l'Amour est inéluctablement faussée, incomplète et dangereuse. "Le Renard" ne reste alors à l'affût que de "ripailles". Le Petit Prince dans son Amour naïf fait deux miracles : la réparation du moteur de l'avion et le puits dans le désert. En l'homme, dès que la bonne volonté du cœur se met en oeuvre, les éléments obéissent à l'amour. Le Petit Prince est l'âme. il se fait mourir dans l'apparence par le serpent pour se déplacer à travers l'Espace : "J'aurai l'air d'avoir mal - j'aurai l'air de mourir - J'aurai l'air d'être mort et ce ne sera pas vrai. Je ne peux pas emporter ce corps-là !, Le Renard n'est que de la matière programmée, instinctive, intelligente mais fruste, alors que le Petit Prince est le Germe de Vie qui va ensemencer cette Matière... De la pensée mécanique doit naître la Vie à l'aide de l'Amour, Ainsi est "exhumé, l'Homme de la poussière de son désert et " périt " pour d'autres Cieux comme l'indique les symboles de Saint-Exu-péry.

C'est une RESURRECTION, la vie "animale" : animée, PERIssable est EXHUmée de la Matière par l'Amour et devient "SAINTe ". Autrement dit l'Homme-Anime-Mal devient un dieu.

"Le mouton, oui ou non, a-t-il mangé la fleur ?". Posez la question c'est que l'homme du désert doute encore de ce que peuvent réaliser l'Amour ET l'intelligence.

Que la muselière soit trop grande ? Le mouton devenu "un apprivoisé " de la Rose ou du Petit Prince enlève tout souci de cette sorte ; encore faut-il que le Petit Prince transmute le "dessin" du mouton en nature viande équivalente à la Rose...

"Si tu m'apprivoises, dit le Renard, nous aurons besoin l'un de l'autre." Que craindre dès lors où la Raison Intelligente est liée à l'Amour ? Ils ont besoin l'une de l'autre et : "tu seras pour mol unique au monde, je serai pour toi unique au monde ! " (= l'Androgyne.)

Cette vie moderne exclusivement intellectuelle représente la Raison insatisfaite, malade d'un déséquilibré plus ou moins conscient, elle a besoin de l'Amour pour VOIR clair.

"Le Renard se tut et regarda longtemps le Petit Prince :


- S'il te plaît... apprivoise-moi, dit-il !,

- A toi, l'Amour !...



L'histoire en entier:

lundi, 14 mai 2007

Pinocchio l'ange humain

Pinocchio

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Pinocchio est un personnage de fiction, héros d'un célèbre conte de fées moderne, chef-d'œuvre universel de la littérature pour enfants : Le avventure di Pinocchio. Storia di un burattino (Les aventures de Pinocchio. Histoire d'un pantin), du journaliste et écrivain italien, originaire de Toscane, Carlo Lorenzini, plus connu sous son nom de plume : Carlo Collodi - (né et mort à Florence, 1826-1890).
C'est le conte de fées par excellence, immortel et universel, duquel ont été tirées des milliers de versions littéraires, théâtrales, chorégraphiques, télévisées, cinématographiques et en bandes dessinées, sans compter les centaines de traductions, de versions illustrées ainsi que les mises en musique et en chanson.
Les aventures de Pinocchio ont une prérogative qui n'appartient qu'aux grands chefs-d'œuvre, c'est celle d'être hors du temps. Pour les 100 ans de Pinocchio, en 1981, Italo Calvino écrivait ainsi : "Il nous est naturel de penser que Pinocchio a toujours existé, on ne s'imagine pas en effet un monde sans Pinocchio."
Les aventures de Pinocchio ont été le deuxième livre le plus vendu en Italie au XXe siècle : de 9 à 10 millions d'exemplaires, derrière la Divine comédie de Dante Alighieri : de 11 à 12 millions d'exemplaires (Source : Rapport sur l'édition italienne de Giuliano Vigni - 1999).
Dans ce livre, Pinocchio n'apparaît-il pas au lecteur comme un homme habillé en pantin alors que ce même lecteur ne se sent-il pas finalement, au fond de lui-même, un pantin habillé en homme ?


L'histoire

« Il était une fois...- Un roi ! s'écriront aussitôt mes petits lecteurs. Non, les enfants, vous vous trompez. Il était une fois un morceau de bois »
... ainsi commence l'histoire.
Geppetto, un pauvre menuisier italien, fabrique dans un morceau de bois à brûler qui pleure, rit et parle comme un enfant, une marionnette qu’il nomme Pinocchio. Celui-ci lui fait tout de suite des tours et il lui arrive de nombreuses aventures : il rencontre Mangefeu, le montreur de marionnettes, le Chat et le Renard qui l’attaquent et le pendent. C’est la Fée bleue qui le sauve. Son nez s’allonge à chaque mensonge… Il part ensuite avec son ami Lucignolo pour le Pays des jouets, et ils sont transformés tous les deux en baudets. Il est ensuite jeté à la mer et avalé par un énorme requin dans le ventre duquel il retrouve Geppetto. Finalement il se met à travailler et à étudier et il se réveille un beau jour transformé en véritable petit garçon de chair et d’os.
De ce conte sont nés des lieux communs universels qui sont passés dans le langage courant et que l’on dit aux enfants comme par exemple : « ton nez va s’allonger si tu mens » ou « tes oreilles vont pousser comme des oreilles d’âne si tu travailles mal à l’école ».

Article détaillé : L'histoire de Pinocchio

Carlo Collodi

Le "papa" et l'auteur de Pinocchio est le journaliste polémiste et écrivain pédagogiste Carlo Collodi. Son roman "Les aventures de Pinocchio" l'a rendu célèbre dans le monde entier. Il est un des représentants d'une littérature de bons sentiments affichée par la petite bourgeoisie italienne de la fin du XIXe siècle. Il a développé dans cette œuvre, au travers du héros rebelle de son histoire, les vertus morales d'une Italie rurale laïcisée (Collodi n'a pas fait place à la religion dans ce roman) avec des valeurs comme la famille, l'école, le travail et l'amour du métier.
Collodi définissait lui-même son œuvre Pinocchio comme une "gaminerie". Au plan du genre littéraire, certains critiques voient ce roman comme un véritable roman picaresque qui manie notamment l'humour et le rire. Pinocchio est reconnu par la critique comme un classique de la littérature italienne du XIXe siècle et qui à ce titre s'adresse non seulement aux enfants mais également aux adultes.
Collodi a été publié dans la collection "I Meridiani" chez Mondadori, l'équivalent italien de la prestigieuse collection française "La Pleïade" chez NRF-Gallimard : Carlo Collodi, Opere, a cura di Daniela Marchesi, Arnoldo Mandadori Editore, Milano, 1995, ISBN 8804400757, 1136 pages, format 11x17,5 cm.
Article détaillé : Le "papa" de Pinocchio : Carlo Collodi

La Toscane

À partir du XIVe siècle, si chaque région italienne parle son propre dialecte, c'est le toscan de Florence qui devient l'italien écrit standard, beaucoup de membres de la cour pontificale venant de cette région.
Au XXe siècle, après le grand succès de Pinocchio, lu en toscan par tous les enfants du pays, les medias et nouveaux moyens de communication, dont la télévision, ont permis de généraliser l'emploi du toscan comme langue italienne nationale standard.
La Toscane est donc devenue la référence en matière de langue en Italie, notamment grâce à Pinocchio.
Article détaillé : La toscane de Pinocchio
Origines

Pinocchio, en toscan, signifie pignon, l'on dit pignolat ou pigne en provençal, pinolo en italien. C'est la graine comestible du pin pignon (Pinus pinea) dont l'amande protégée par une fine coquille se trouve à l'intérieur du cône ou pomme de pin ou encore la pigne en provençal, pigna en italien. Une adaptation allemande de Pinocchio du début du siècle dernier s'appelle ainsi Zapfelkerns Abenteur (Les aventures de Nociolo di Pigna, Pinolo). Ce mot toscan du XIXe siècle est tombé en désuétude et n'est plus utilisé de nos jours.
Le toscan Fernando Tempesti, chercheur en littérature et un des meilleurs spécialistes de Pinocchio, précise que dans la langue de Geppetto, le toscan du XIXe siècle, Pinocchio signifie petit pignon qui voudrait dire également dans la langue secrète de Collodi : petit crevard. Cette expression renvoie à l'Arlequin de la commedia dell'arte florentine qui se nomme Stenterello, tout aussi famélique que Pinocchio.
Avant de s'appeler Pinocchio, il s'était appelé Arlequin, Polichinelle, ou Stenterello. Il fait partie des personnages, des caractères immuables qui ont, de tout temps, servi de point fixe à l'improvisation. Nous retrouvons ici le statut populaire et pauvre de ce personnage fait non pas dans du bois noble, mais dans « une simple bûche prise dans le tas de bois à brûler, de celles que l'on met en hiver, dans le poêle ou dans la cheminée pour allumer un feu et réchauffer les chambres ».

Pinocchio ou l'ange humain

Pinocchio ou l'ange humain

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Pinocchio, personnage sorti de l'imagination de Carlo Collodi (Pseudonyme de C. Lorenzini) est l'inspiration de notre histoire à tous. Cette histoire particulièrement "signée" de l'Esprit est spécialement destinée aux quêteurs de vérités oubliées. "Soyez comme des petits enfants pour entrer dans le royaume" enseigne Jésus en clé d'énigme. Alors allons y et penchons-nous sur les histoires de notre enfance avec des yeux neufs, un esprit ouvert, conscient de la présence de messages codés en attente de découvertes.


La marionnette...

est la représentation de l'Humain. Pantin de bois, manouvré par la main de son créateur, il est sa manifestation, le dédoublement de son esprit. Des fils le rendent à l'apparence du vivant. Il est facile d'oublier ses fils, presque invisibles, et parfois la vanité offre la délicieuse sensation d'être totalement libre. Bien sûr, c'est un leurre car l'Humain n'a en lui qu'une seule chose qui lui appartienne et dont il est responsable : Le Choix. Tout le reste lui est prêté, énergies, pensées, environnement. Prenez conscience que dans le flux incessant de pensées et de mots qui nous viennent étrangement à l'Esprit, nous choisissons ceux qui nous paraissent les plus justes. Et nous supposons que ce flux vient du plus profond de nous-mêmes, alors que c'est, à peine visible, un des fils qui nous anime en marionnette de chair.

Voici donc l'histoire de Pinocchio telle que vous ne l'avez jamais lue.

A tout les curieux qui lisent ces lignes, bienvenue dans l'étrange histoire d'un pantin à la recherche de son Père. Alors ouvrez grand vos yeux et votre cœur !



La Naissance

Pinocchio a eu plusieurs origines selon les versions proposées. L' originale mentionne un charpentier trouvant un morceau de bois qui avait pour particularité de rire et de parler. C'est justement cette version qui fut dernièrement traduit en film cinématographique par Steve Barron ; elle a l'avantage de proposer de remarquables effets spéciaux et une touchante prestation de Martin Landau en Gepetto. A tel point qu'il est possible d'avancer que les inspirations du film sont plus profondes que celle du livre ; c'est pour cette raison que je m'y référerai.

Nous sommes, en ces temps de fin de millénaire, baignés de quantités d'influences qui s'expriment à travers les récepteurs-cerveaux humains. Les idées, les inspirations, les événements sont le reflet de dévoilements qui n'ont encore jamais été donnés jusqu'alors. D'où l'importance d'un regard plus aiguisé sur les informations qui nous entourent.



Gepetto

homme célibataire, s'est renfermé dans une solitude sentimentale, par amour pour Léona, devenue l'épouse de son frère. Fidèle à ses sentiments, il reste seul avec son désespoir qui s'exprime pourtant dans une gravure qu'il fit sur une souche, dans la forêt. Elle représente un cœur avec les initiales de son rêve inaccessible. Il mit véritablement l'énergie de son amour dans cette gravure. Quelques années plus tard, cette souche, miraculeusement et par magie, lui roule à ses pieds et refuse de finir brûlée dans sa cheminée. Intrigué, Gepetto découvre alors le cœur gravé sur cette bûche et décide d'en faire une marionnette. Dans la version du dessin animé de Walt Disney, c'est une fée bleue ailée qui donne la vie à la bûche.

Nous avons donc un Homme qui veut être Père et qui façonne son enfant "virtuel". Ce système de naissance nous apparaît en dehors de tout acte créateur logique, et pourtant. La reproduction biologique constitue notre repère principal, et il est logique qu'il y en ait d'autres. Celui décrit dans le conte est le reflet d'une autre réalité, celui de la création divine. Et oui, rien que cela ! Rappelez-vous : "Dieu créa l'homme à son image", "Il le façonna avec de l'argile", etc. Pour créer un système autonome, il faut avoir préalablement finalisé sa forme, ses organes et fonctions. C'est ce que nous faisons lorsque nous créons une machine. Dans le cadre d'un être vivant, les organes sont imaginés et la forme est conçue, bien sûr. Puis, la Vie, cette étincelle mystérieuse, est intégrée. Bref, on transmet la Vie tout au plus, mais on ne la donne pas.

Pinocchio est né par le façonnage d'une substance, et ce symbole correspond aussi à la création des anges. Affirmation gratuite j'en conviens, mais rappelez-vous comment l'Adam Glébeux fut créé: à partir de la poussière de la terre. (Gen. 2-7). Notre science nous démontre que les êtres naissent à partir d'un germe dans une matrice, mais il est d'autres façons de créer la vie. Certains chercheurs déjà manipulent les gènes et développent des vies programmées. Le conte de Pinocchio, identiquement à la Genèse, apporte le thème d'un autre système de création. Cela reste un symbole, mais à son origine, les systèmes biologiques angéliques ou humains sont nés d'une conception, d'un champ "forme" habillé de matière. La création biologique humaine fut ensuite synthétisée en germe transplantable. Ce champ d'énergie humain, les ondes de formes, tout cela n'est plus de la science fiction. Voyez l'acupuncture ou les champs morphiques (cf. le biologiste anglais : Ruppert Sheldrake) qui sont l'expression de ce champ énergie impalpable qui est en "dessous" de la matière. La création de ce Pinocchio en bois en est l'expression symbolique et imagée.



La Fée bleue

Bien sûr, il lui manque la vie, et, selon les façons de l'aborder, c'est soit une fée, soit un acte magique qui en est l'origine. Mais alors qui la donne ? La Fée bleue ailée, bien sûr, quelle question ! Je m'égare en apparence pour mieux revenir... La fée bleue qui vole est apparue bien des fois pour orienter les hommes incrédules. On la nomme Marie, la Mère de Dieu, c'est à dire la source de la Vie. Mère de Dieu ? Rendez-vous compte, Dieu aurait-il donc été créé lui aussi ? Oui, même notre Dieu à une "Maman" matière !



L'œil de Pin

Pour en revenir à notre Pinocchio. Il est le fruit d'un travail minutieux, laborieux, de la manipulation de la matière. Les symboles représentés sont précis. Pinocchio, littéralement, en italien, "L'oil de Pin", est fait de bois. Symboliquement le bois est une graine nourrie de chaleur, d'eau et de lumière, qui se transforme en arbre. Et vous savez que l'arbre est un symbole lié à l'humain dans ses éléments constitutifs : la sève pour le sang, le tronc pour son corps, les branches pour les ramifications de son esprit, les feuilles pour les récepteurs de photosynthèse, c'est à dire les récepteurs de "Lumières", etc. Tout cela dire que le véritable être de bois, c'est nous-mêmes ! Ne restons donc pas de bois.

En cabale française, "BOIS" laisse apparaître "BIOS", la vie ou bien Bi-os, deux origines, humaine et divine. Veuillez noter au passage ce clin d'oil de l'esprit qui signale en ces lettres : O-B-IS ! Obéir, oui, car se libérer des fils a demandé à notre Pinocchio d'obéir à sa conscience et à son père.

C'est aussi un autre impératif : BOIS ! Hasard ? Non, bien sûr, "Buvez mon sang" est l'exemple le plus connu. Cela veut dire : Assimilez mon enseignement. J'en viens naturellement au PIN, homophonie de PAIN, qui est, lui aussi, né du labeur de l'homme sur un travail d'une substance. Le "Mangez mon pain", est l'expression d'une exemplarité d'action, car il n'y a d'amour que des preuves d'amour.

Tel est l'humain, un être de bois qui se modèle. Vous avez cependant remarqué que les termes associés au bois ont une connotation négative : "langue de bois", "rester de bois", et même "chèque en bois", pour désigner des valeurs vides. Effectivement, notre Pinocchio est à sa naissance une valeur, mais vide de principes et de compréhension. Il est le garnement, le chenapan immature et non le bon garçon vertueux. Tel est l'humain par essence.



La dualité

Toutes les traditions le mentionnent : le bipède humain n'a pas une origine terrestre, mais angélique. Au cours de la fameuse révolte, il exprima ses pulsions d'égoïsme, d'orgueil, de vanité qui sommeillaient en lui, et ce fut une bonne chose ! Lors de l'incarnation terrestre, ces instincts ataviques se réveillent pour qu'il puisse les combattre et acquérir une énergie, une volonté de développer des qualités. Faut-il le savoir !

Question : Pourquoi notre gentille fée bleue a créé un esprit à Pinocchio si méchant, alors que notre Geppetto ne désirait qu'un fils agréable ? Est-elle un brin. espiègle ? Non, point de hasard dans les tortueuses pérégrinations de la pensée et des projets des dieux. Comprenez que la terre est une terre d'élection et de sélection de valeurs et de qualités. Et c'est justement l'histoire de notre Pinocchio avec sa naissance si mystérieuse. Une marionnette qui parle, n'a-t-on jamais vu ça ? L'humain est bien un animal qui parle. non ?

Ha ! J'ai failli oublier ! Notre fée est tout de même pleine de précautions. Elle donne à notre cher Pinocchio une conscience : un criquet ! Il est petit, perturbant et toujours de bons conseils, mais jamais une obligation. Vous comprenez à présent pourquoi cette conscience est "extérieure" à l'esprit de Pinocchio, car si sa conscience était déjà intériorisée, il n'aurait pas de travail à faire sur lui. Cette conscience extérieure lui donnera l'occasion d'exercer ses choix (mot que l'on trouve en anagramme dans les 4 dernières lettres de PinocCHIO = CHOI) par de judicieux conseils. Chez l'humain, cette conscience est aussi "extérieure" dans le sens de liberté de choix. Elle est la petite voix qui nous pousse à bien faire.



Le temps des épreuves

Durant toutes ses épreuves, Pinocchio subit une métamorphose particulière : son nez s'allonge à chaque mensonge. Cette caractéristique amusante apporte deux enseignements.

Le premier est celui de la loi de cause à effet. Une action se répercute plus ou moins sur son "émetteur" selon son importance. Plus Pinocchio ment, plus son nez s'allonge. Il ne peut y échapper, qu'il le veuille ou non il est assujetti à cette loi. Pour l'humain, cette loi existe, mais le "choc en retour" est différé dans le temps. D'où pour lui la difficulté de compréhension pour établir des liens entre les causes et les effets. Cette loi est connue sous le terme de Karma.
Le deuxième symbole lié à l'allongement du nez, est la mise en valeur d'un impératif : "Suis ta conscience, ton intuition !". Pourquoi ? Parce que c'est par le nez que s'effectue l'inspiration. Le nez est le symbole de l'intégration de substance air-esprit. "Avoir du nez", ou "Avoir le nez creux", sont des expressions assimilées à l'inspiration, l'intuition. Dieu souffle dans les narines d'Adam un souffle de vie pour qu'il prenne possession d'un esprit personnel. Ainsi, le nez qui s'allonge devant les yeux ébahis de Pinocchio est sa propre injonction à "sentir" mieux, à réfléchir, selon un autre niveau.


Les 2 compères

Vous avez pu apercevoir que deux compères mi-hommes, mi-animaux, entrent en scène. Ce sont un renard et un chat, ou une chatte dans le film. Ce couple malfaisant est, à l'image inversée de Jiminy criquet, la tentation, les mauvais penchants qui feront parti des choix de Pinocchio. Le système des choix est alors respecté : Le bien d'un coté et le mal de l'autre. Pinocchio pourra donc faire son apprentissage de façon autonome. C'est identique pour l'humain. Outre la petite voix de la conscience, des pulsions, des envies de plaisirs ou de bonheurs faciles le poussent souvent à mal faire les choses. Cette inspiration à mal faire est souvent incompréhensible pour l'homme sur terre, ignorant de sa raison d'être. Le fait de mettre des obstacles ne veut pas forcément dire que l'on veut sa perdition, mais plutôt un renforcement de ses capacités. Il ne viendrait pas à l'esprit d'un coureur de 110 mètres de blâmer la présence des haies. Les épreuves ne sont rien d'autre que des tests de sélection. Le savoir facilite l'acceptation de l'épreuve mais n'en dispense pas. Le renard exprime le caractère malin, intelligent de l'inspiration du mal, le chat en exprime le caractère sournois et autonome.

Pinocchio commence à jouir de la vie de manière indépendante, ou du moins le croit-il. Mais vivre sa première liberté n'est pas chose facile et bien sûr, il fit quelques bêtises. La plus grosse, dans le film, fut de saccager une pâtisserie, le lieu des plaisirs. Pour ceux qui connaissent l'histoire de la chute des anges, reconnaissez l'étape où ceux-ci profitèrent de leur nouvelle liberté jusqu'à la sentence prononcée par le tribunal selon les désordres commis. Pinocchio a vécu la même chose, comme par hasard, et curieusement, ce fut Gepetto qui fut mis en jugement, responsable paternel de son fils. Pourquoi ? Parce que le véritable responsable du désordre, ce fut le créateur lui-même. C'est lui qui infusa en ces anges des velléités de liberté. Etant au dessus des temps Il savait naturellement ce qu'il faisait.



Le Théâtre...

prononcé fut de confier la garde de Pinocchio au sieur Lorenzini, directeur d'un théâtre de marionnette. Ce lieu symbolique correspond à une sorte de monde à l'intérieur du monde, avec une mise en scène particulière d'un auteur sur un peuple de marionnettes. Essayez de deviner. Le théâtre représente la terre, monde à l'intérieur du monde, où les marionnettes humaines jouent leur rôle. C'est amusant comme les "hasards" sont troublants, Pinocchio est déguisé en soldat dans la pièce dans laquelle il joue, luttant contre un géant pour libérer la reine. Par la suite, il sauve la reine à partir d'un navire qui arbore un drapeau "Liberté".

Eh oui, l'humain doit lutter contre un géant sur cette terre. qui n'est pas autre chose que lui-même ! Sauvez la reine ? C'est sauver l'Amour, le principe féminin. Tout cela dans un navire, son corps, qui est sous la bannière de la Liberté. Le plus étrange est qu'il doit lutter contre un dragon-baleine contre lequel il va effectivement se battre plus tard. Le théâtre représente bien la vie, mais mise en scène avec un scénario. Lorenzini, directeur du théâtre, est en fait le nom véritable de l'auteur du conte. Dans la version originale, le directeur du théâtre est prénommé "le mangeur de feu". Peut-être les auteurs du film ont-ils voulu rendre un hommage à l'auteur, avec le souci de garder le caractère pyrotechnique du personnage ! Lorenzini dans le film met le feu au théâtre, le transformant en enfer, prenant ainsi le rôle du "méchant". Il en faut toujours un.

La traduction pour l'humain de cet épisode dans la vie de Pinocchio n'est pas difficile à deviner. L'auteur de notre monde a laissé le feu s'installer, et nous vivons dans notre propre enfer. Le monde autour de nous part dans une dérive certaine, et notamment en ce qui concerne les catastrophes naturelles. La guerre, les combats, les animosités, tout cela représente le "feu" de notre théâtre. En cabale, le mot THE-ATRE signifie "foyer de Dieu" (THE pour Théos). Vous allez me dire : "Mais pourquoi l'auteur du scénario terrestre laisse-t-il le feu se propager ?". Oui, toute la compréhension de ce qui nous arrive vient de cette question.



Et Dieu...

Dieu sait bien sûr ce qu'il fait, ou alors il serait criminel. Si vous êtes athée, la question ne se pose pas, mais si vous êtes croyant, comment comprendre que Dieu, Allah, Jéhova, ou le "Grand Architecte de l'Univers" laisse faire avec une désinvolture révoltante les terribles crimes auxquels nous assistons ? Serait-il insensible au malheur, ou lui-même complice des crimes pour non-assistance ? N'est-il pas tout puissant après tout ? Il faut bien admettre qu'il laisse faire, avec joie, non, mais il laisse faire, et encore plus grave, il amplifie les malheurs. Il y a de quoi se révolter non ? Mais au plus terrible de l'épreuve, les cours se soudent et émergent de véritables valeurs sur les cendres des catastrophes. Regardez comment les villageois oublient leurs querelles bassement humaines lorsque toutes les maisons sont détruites, suite à un tremblement de terre. Le voisin devient un frère de souffrance, mais un frère tout de même. Du chaos émergent de véritables cours, et c'est pourquoi "on" accélère les conséquences de nos choix erronés. Dieu et le Malin travaillent de concert. pour faire naître des consciences et des âmes.

Pinocchio par la suite cherche à se réfugier, cherche sa source, sa souche, et cela correspond à la recherche du paradis, du bonheur, de notre véritable origine, à travers différentes visites de "lieux". Après avoir quitté le théâtre, Pinocchio parcourt différents environnements, c'est à dire pour l'humain plusieurs mondes, plusieurs planètes. "Il y a plusieurs demeures dans le royaume de mon Père" disait le violent Jésus. Ne croyez pas qu'un humain se forge sur une seule vie, sur un seul monde, ce serait trop facile.



Le Karma

Pinocchio va ensuite essayer de faire fructifier son argent de façon naïve, pour Geppetto, mais sa bonne conscience lui dicte son ordre de pensée : "Les miracles ne poussent pas sur les arbres. Les miracles viennent du cœur ". Effectivement, je rajouterai même qu'on ne doit attendre que le miracle de ses efforts.et il existe ! Sachez qu'une qualité développée non seulement amplifie les autres qualités, comme par magie, mais provoque, un jour ou l'autre, mais rarement à court terme, plutôt à long terme, un cadeau en retour qui "tombe du ciel". C'est la loi du karma. Cet épisode des 5 pièces d'or désigne la richesse humaine ( Le chiffre 5 pour désigner l'humain et ses 5 sens), qui est donc la richesse de cœur . Le fait de vouloir enterrer son trésor pour le faire fructifier correspond au trait psychologique classique de l'attente consciencieuse immobile. "On ne peut se changer" est l'adage préféré de ceux qui renonce à multiplier leurs valeurs. A partir d'un certain âge, beaucoup ne cherchent plus à faire évoluer leur caractère, ils "enterrent" leurs trésors. Dommage, quelle naïveté de pantin !



Puis vient l'épreuve principale...

Celle où les enfants, avec Pinocchio, arrivent au pays des jouets. C'est le lieu rêvé ! Il n'y a ni livres ni maîtres et les vacances durent tout le temps. Dans le film, c'est une véritable fête foraine ou les dégradations et violences sont encouragées. L'ami de Pinocchio dans cette épreuve porte un nom étrange : Lumignon ! C'est, d'après la définition classique, un petit morceau de chandelle qui diffuse une lumière faible.

Effectivement, chaque être est un "petit bout de lumière" qui brille plus ou moins fortement. Depuis longtemps les traditions associent la valeur d'un être à son intensité "lumineuse". Comment l'interpréter rationnellement ? Vous connaissez la solution : Le mot Lumière est choisi non seulement pour exprimer ce qui est l'attribut d'un esprit brillant ou hautement spirituel mais aussi par perception plus ou moins consciente d'une aura émanée. Déjà nos artistes, très sensibles au sens visuel, dessinaient des auréoles autour de la tête de nos saints hommes. A présent, l'étude des phénomènes énergétiques est plus rationnelle, les Chinois ont d'ailleurs fondé des techniques de guérison et de bien-être par l'utilisation de cette force intérieur, le "Chi" et les méthodes d'acupuncture.

Plus récemment, le scientifique russe Kirlian découvre en 1939 une méthode pour prendre des photographies d'émanations énergétiques des corps. L'interprétation des couleurs des auras révèle des choses étranges. Notamment le fait qu'une aura de pétale de rose coupée reste presque à l'identique du pétale entier. D'autres expériences montrent que ces émanations colorées sont dépendantes, non seulement de l'état de santé physique, mais aussi des sentiments exprimés. La fameuse Lumière décrite depuis longtemps n'est pas une simple image de magnificence, c'est une réalité.

Voici donc notre Pinocchio avec son "petit bout de lumière" comme deux larrons en foire. C'est l'expérience ultime, la liberté totale. Le phénomène de groupe l'entraîne malgré lui à s'identifier à la norme du plus nombreux. L'image correspondante de l'humain sur cette planète n'est-elle pas alors un peu simpliste ? Malheureusement non, voyez les manifestations de masse. Le pays des jouets un monde plein de leurres car ces enfants terribles ont toute liberté de faire le mal sans conséquences immédiates. Casser, polluer, détruire, se quereller, nous voyons ces mêmes lumignons tous les jours en regardant les informations télévisées.



La punition tombe...

après avoir bu une eau vraiment spéciale. Ils se transforment en ânes. Les corps se transforment en leur correspondance la plus proche, en résonance d'osmose. En traduction symbolique, nos anges humains, selon les lieux où ils se trouvent, ont toujours cette liberté de choix qui induit des lois de réaction plus ou moins rapides. Boire de cette eau signifie assimiler un enseignement, une façon de vivre qui peut être constructive ou bien dissolue, les transformant ainsi en animaux. Pourquoi l'âne ? Parce qu'ils ne peuvent plus utiliser le verbe, mais en sont réduit à braire. L'âne est le symbole d'une personne ignorante à l'esprit borné. La transformation des enfants capricieux en ânes fait les affaires de notre Lorenzini, le Lucifer à qui profite ces transformations. Pour l'humain, la transformation est aussi effective dans un certain sens car le phénomène de résonance s'exprime à la mort de l'individu. Il se retrouve pour les étapes suivant son départ dans des milieux et des états qui correspondent au potentiel lumineux qu'il a construit en lui.



Pourtant...

Pinocchio ne se transformera pas entièrement en âne et pourra s'échapper des griffes de Lorenzini. Son courage et sa vivacité le sauvent. "Le royaume des cieux est pour les violents" dit-on parfois. Refuser de suivre ce que la majorité impose pour l'accomplissement d'un idéal est la véritable renaissance, la véritable initiation. Et l'épisode suivant l'évoque de belle façon.

Pinocchio se rend alors compte de la disparition de son père parti à sa recherche. Il s'est embarqué sur l'océan pour retrouver son fils. Cet acte d'amour a ému notre pantin qui part lui aussi vers cet immense océan pour le rejoindre. L'océan évoqué n'est pas en réalité seulement un lieu géographique mais un espace psychique, spirituel. Il est infini, insondable, soumis à des tempêtes ou à des vents violents. Il est sujet à des marées cycliques, des vagues, des températures, tout comme un esprit qui s'agite. Il est fait de cette eau primordiale d'où a jailli la vie. Cet océan est tout simplement le Verbe, la véritable matrice. Le père se cache dans une immensité que le fils doit parcourir. Il le trouvera bien sûr, mais selon des conditions bien précises !



Jonas

Pinocchio va donc subir l'épisode biblique de Jonas. Il va être avalé vivant par un poisson énorme. Selon les versions racontées, il est question d'une baleine, d'un requin ou d'un monstre marin. En voici la traduction : Se faire avaler par la baleine, c'est la mort initiatique. Selon la tradition islamique, la baleine est liée dans l'alphabet arabe à une coupe, une arche, qui est rapproché symboliquement du cœur . La lettre arable "nûn" est une coupe surmontée d'un point indiquant son centre : c'est le "germe d'immortalité contre le cœur ". Et ce n'est pas par hasard non plus si le Christ est représenté par l'Ichtus, le poisson. Laissez-moi vous aider à traduire cette coupe liée à ce poisson. L'image de la baleine est identique à l'image de la caverne où la vierge apparut et où les francs-maçons descendent pour faire leur testament philosophique.

Descendre dans la caverne ou être avalé par le poisson, c'est pénétrer dans sa propre personne, son propre cœur , c'est réussir à s'intérioriser totalement pour disparaître ou bien mourir. Il faut pour renaître à un autre état tout d'abord mourir à l'ancien, comme un papillon qui naît de la mort d'une chenille. (Ou d'un fils à partir de pantin de bois). Faire peau neuve est nécessaire pour se transformer. Le poisson exprime celui qui sait respirer de l'eau-esprit, la caverne étant le cerveau de notre matière-matrice. Le poisson est donc le Verbe-fils et la caverne la Mère-Matrice. Et c'est là que Pinocchio trouvera son père, dans la caverne-ventre de notre poisson, c'est à dire à l'intérieur de son cœur que son esprit parcourt depuis si longtemps. Où pouvait-il trouver son père autre qu'à l'intérieur de ses sentiments ?

Cet amour intériorisé librement exprimé permettra à Pinocchio d'acquérir suffisamment d'énergie pour être transformé par notre gentille fée bleue en un véritable petit garçon. L'enfant s'est fait fils et transforme son géniteur-créateur en Père. Ce message n'est pas nouveau puisque le violent Jésus, ce Pinocchio mystérieux, désignait déjà le Dieu de l'ancien testament en un Père à retrouver et à aimer.



Conclusion

Un détail qui vous a peut-être échappé : pourquoi ce nom de Pinocchio, "Oil de pin" ? Et bien c'est tout simplement l'expression de cette mémoire angélique implanté en l'humain. L'oil de pin, c'est l'échange entre le corps de l'ange et l'esprit humain, à travers la glande pinéale, littéralement "en forme de pomme de pin". Cette glande épiphyse secrète des éléments et des vibrations, c'est notre "troisième oil". Elle participe en tant que lien à notre potentiel angélique. (En cabale française : EPI-PHYSE, ce qui est "au dessus" de la "nature"). Ce clin d'oil n'est pas fortuit.

Nous sommes tous des PINOCCHIOS = 111 sans le savoir, chacun devant devenir librement un jour LE FILS DE DIEU = 111. Nous sommes faits de ce bois qui a engendré des enfants perdus à la recherche de leurs origines. La solution du "mal être" qui nous anime parfois est au plus profond de nous, dans l'océan de nos sentiments, dans le tréfond de notre cœur . Et souvenez-vous, à la fin du film, notre Pinocchio demande à son père de lui façonner une petite fille, exprimant son besoin fondamental de cette âme sour. C'est alors une autre histoire qui commence.

Je sais que sur un conte il y a une infinité d'interprétations et que toutes participent à des compréhensions nouvelles. Celle que je viens de décrire n'est pas courante, mais fait partie d'une trame unitaire en relation avec les autres légendes. En fin de compte, les légendes racontent entre les lignes l'histoire angélique de l'Homme en formation. Il faut y prêter attention pour ne pas rester un enfant orphelin d'un destin particulier. L'histoire de Pinocchio est merveilleuse de recoupements. Merci à son auteur.