lundi, 14 mai 2007
Silent Wings vs Questions/réponses
Q. : Une idée fausse a-t-elle la même nature qu’une idée vraie ?
F.B. : L’idée fausse est quand même une idée aussi bien que l’idée vraie ; et par conséquent, elle est nettement de la même nature, qui est l’idée, c’est-à-dire quelque chose de subtil qui n’a aucun rapport avec la matière et qui est en dehors de tout élément matériel.
« La matière n’est pas, l’âme seule existe. »
Par conséquent, une idée fausse est aussi idéale qu’une idée vraie ; elles n’ont entre elles qu’une seule différence de degrés, mais certainement pas de nature. L’idée est toujours divine.
Q. : Est-ce que la terre a toujours existé puisque les univers ont toujours existé ?
F.B. : On peut dire oui et non ; la terre est une planète, elle existe en tant que telle. Mais avant, il y avait des infinités d’univers, et dans chacun de ces univers, une grande quantité de planètes. Par conséquent, en tant que terre particulière, elle n’a pas toujours existé ; elle n’existe que maintenant ; mais en tant que planète, elle a toujours existé ; il y a toujours eu des planètes en nombre infini dans le cosmos, et il y en aura toujours ; il est impossible qu’il n’y en ait pas, étant donné la quantité prodigieuse des mondes et la puissance de Dieu dont la nature même est de créer. Dieu ne peut pas ne pas créer, car il est le créateur par excellence. Quand je dis qu’il ne peut pas ne pas créer, il peut tout faire, y compris ne pas être créateur ; il peut tout, rien ne peut l’arrêter.
« Tout le monde est le chiffre, lui, il est la somme. »
Rien ne l’empêche de créer des choses absolument impossibles et contradictoires.
Q. : Quelle est la relation entre l’idée et le nombre ?
F.B. : Dans Platon, il y a quelque chose de ce genre-là, où il déclare que l’idée ne peut arriver à être parfaite que dans le nombre, car le nombre est encore plus lumineux que l’idée, encore plus vaste que l’idée. En réalité, c’est le nombre qui englobe l’idée ; l’idée est une chose aérienne, si j’ose dire ; elle est parfaite en elle-même, mais elle est soumise au nombre. Pythagore avait tout-à-fait raison, les idées sont des nombres. Les nombres d’abord existent, puis se transforment en idées, et enfin, l’idée elle-même se transforme en matière, mais ce n’est qu’une dégradation. Le nombre est ce qu’il y a de plus haut. Les « Tables de Jersey » ont déclaré que Dieu ne compte que jusqu’à « UN ». Effectivement, en dehors de Dieu, il n’y a rien ; il n’y a donc que « UN », c’est-à-dire Dieu ; le reste n’existe pas, et on ne peut pas compter en dehors de « UN ». Le « UN », l’unité, est la forme même du nombre, et le nombre est la forme même de Dieu.
Q. : Existe-t-il une relation entre le nombre des mondes et le nombre des âmes ?
F.B. : Étant donné que chaque monde a une âme, il y a autant de mondes que d’âmes. S’il y a une infinité de mondes, il y a une infinité d’âmes. Il existe donc une relation parfaite entre le monde et l’âme ; tout est âme et on peut dire que n’importe quoi possède une âme. Comme disait Hugo : « Les rideaux de sa chambre ont une âme. » Tout peut avoir une âme, et ce qui est inquiétant, même l’excrément peut avoir une âme, étant donné qu’il y a autant d’âmes que de choses, et qu’il est impossible qu’une chose existe sans avoir une âme. Le nombre des âmes est donc infini comme le nombre des mondes, comme le nombre des choses, comme le nombre des idées.
Q. : En quoi l’idée de sagesse serait-elle inférieure à un nombre ?
F.B. : L’idée est parfaite et par conséquent, elle n’est inférieure à rien, et le nombre est parfait aussi. Les deux, par conséquent, sont toujours concomitants. Le nombre ne peut pas exister sans l’idée, et l’idée ne peut pas exister sans le nombre. Tous les deux font partie de la grandeur d’Osiris qui a été démembré, et quand on le remembre, il est à la fois idée et nombre. L’idée et le nombre sont inséparables l’un de l’autre, et il est impossible qu’il puisse y avoir une idée sans qu’il puisse y avoir un nombre, et qu’il puisse y avoir un nombre sans une idée derrière.
Q. : Qui était Edgar Cayce qui a prédit le basculement des pôles ?
F.B. : Cayce est un esprit remarquable ; il était un maître réalisé, et en tant que maître réalisé, il a pu prévoir tout ce qui se passera, et s’il a prédit le basculement de la terre, ce basculement aura lieu. À quel moment ? Peut-être en 2015, peut-être plus tard. Mais de toute façon, il aura lieu, car cela fait partie d’une loi universelle : la terre bascule et les pôles deviennent l’équateur, l’équateur devient les pôles ; on s’en est aperçu avec la découverte des mammouths au Pôle Nord ; ces mammouths avaient encore dans leur estomac des herbes tropicales ; il semble donc qu’il y ait eu un basculement soudain, et que la terre a été brusquement projetée dans une autre dimension. Le basculement de la terre fait partie de l’ordre du monde ; à un moment donné, la terre doit basculer, et un nouvel équilibre s’impose. C’est ainsi que la lumière nous semble parfaite. Un équilibre absolu existe dans l’univers. Le basculement des pôles a été prédit par une série d’êtres ; mais en réalité, c’est une loi. À un moment donné, ils doivent basculer suivant les principes de la raison éternelle, et selon la respiration même de Dieu. Quand Dieu respire, il aspire l’infini, et quand il expire, il expire l’éternité. Dieu est en quelque sorte la respiration même du cosmos.
Q. : Edgar Cayce a dit qu’il reviendrait à l’époque du basculement des pôles…
F.B. : S’il l’a dit, c’est que, probablement, il va revenir, et je ne vois pas en quoi il ne pourrait pas revenir. Les pôles n’ont pas encore basculé ; attendons qu’ils basculent, et à ce moment-là, nous verrons bien s’il revient. Il reviendra, et il dira nettement qu’il est Edgar Cayce ; on le croira ou on ne le croira pas, car cela fait partie de la liberté humaine. Trois forces existent dans l’univers ; la fatalité, la liberté humaine et la providence. La liberté humaine est capable de choisir entre la fatalité et la providence. La fatalité se traduit surtout par les êtres inférieurs comme les grands conquérants qui détruisent les peuples. Attila a dit à juste titre : « Je suis le fléau de Dieu ». La providence arrive avec les prophètes, les mages et les poètes, les philosophes, qui apportent au monde des fragments de la vérité infinie et parfaite.
Q. : Tous les astres sont-ils creux, et ont-ils un soleil au centre ?
F.B. : D’après ce que j’ai pu comprendre, c’est un peu vrai ; à l’intérieur de la planète Terre, il y a un vaste creux avec un soleil autour duquel tournent plusieurs planètes, notamment la planète des Gnomes et la planète des Fées. Dans la planète des Gnomes, il y a des êtres lourds, mais matériels, et qui connaissent pas mal de choses sur le plan de la science ; et dans la planète des Fées, il y a des êtres aériens qui connaissent énormément de choses sur le plan ce l’esprit ; et ces mondes existent réellement. Au centre, il y a ce que les savants appellent le « nifé », c’est-à-dire un noyau composé de nickel et de fer ; mais en réalité, c’est bien plus que cela ; tous les métaux sont condensés là-dedans et forment le « nifé », et c’est à travers ce « nifé » que les tremblements de terre peuvent se produire. Il suffit que ce « nifé » se déplace pour, immédiatement, produire par ondulation, des tremblements de terre. Cependant, le tremblement de terre est quelque chose de particulier ; il marque habituellement la destruction d’un homme exceptionnel. Quand un homme exceptionnel meurt, la terre se met à trembler ; ce tremblement de terre peu avoir une très grande amplitude, il est habituellement énorme. Lorsque Déon (??) est mort, il y a très peu de temps de cela, il s’est produit un énorme tremblement de terre dans tous les pays du monde. C’est assez normal, parce que, comme disait Hugo lui-même :
[. . . ]
« Leurs gestes étonnent l'abîme ;
Pendant qu'aux hommes, tourbe infime,
Ils parlent le langage humain,
Dans des profondeurs qu'on ignore,
Ils font surgir l'ombre ou l'aurore,
Chaque fois qu'ils lèvent la main. »
(Victor Hugo – Les Contemplations – Au bord de l’infini – Les Mages)
Ces hommes sont les prophètes.
Q. : Toutes les choses qu’on imagine existent-elles ?
F.B. : Oui, toutes les choses qu’on imagine existent ; car on ne peut tout de même pas supposer que l’infini ait moins d’imagination que vous. Vous avez beau imaginer tout ce que vous voudrez, tout ce que vous imaginez a existé ou existe dans l’infinité des mondes. Il y a des mondes en nombres infini avec des possibilités infinies et par conséquent, tout ce que vous pouvez imaginer a déjà été réalisé par la puissance créatrice de Dieu. Tout existe ; tous les mondes furent, sont ou seront ; tout sera réalisé, tout est déjà réalisé. Il n’y a pas de limite à l’infini, car s’il lui manquait quelque chose, il ne serait plus infini, ce qui serait absurde. Vous pouvez me dire que l’absurde lui-même fait partie de l’infini ; oui, mais sous l’angle de la création permanente. Tout est infini ; tout est absurde, tout est merveilleusement ordonné et harmonieux. Hugo avait dit :
« La calme et sombre nuit ne fait qu’une prière
De toutes les rumeurs de la nuit et du jour.
Nous, de tous les tourments de cette vie amère,
Nous ne ferons que de l’amour. »
Il disait que si on enlevait la griffe du sphinx de Thèbes, on trouverait, sous ce terrible instrument de destruction, un seul mot : Amour. C’est probablement vrai. C’est à travers l’amour divin que l’on arrive à comprendre l’amour humain, et c’est à travers l’amour divin qu’on arrive à la sérénité éternelle et divine.
Q. : Que devient un être quand il atteint l’illumination ?
F.B. : Il devient l’absolu, il devient l’infini, il devient l’éternité. Je parle de l’illumination permanente. Au lieu d’avoir une conscience limitée, il a une conscience illimitée ; c’est très difficile à comprendre, mais ce n’est pas impossible. Vous pouvez avoir la conscience d’une plume d’oiseau ; vous en avez conscience, mais vous le regardez ; lorsque vous entrez dans l’illumination, vous avez conscience de l’infini. L’infini n’ayant aucune limite, par conséquent, votre conscience n’a pas de limite, et j’ajouterai, comme le disait Hugo à un certain moment, que l’infini doit avoir un Moi, c’est-à-dire une conscience ; car si l’infini n’avait pas conscience qu’il est infini, il lui manquerait quelque chose pour être infini ; il lui manquerait la conscience de l’infini. Par conséquent, l’infini existe, et il a la conscience de tout, même de l’inconscient, car si l’infini n’avait pas conscience de l’inconscient, il ne serait pas infini ; il lui manquerait un élément pour l’être ; or, puisqu’il est infini, il a tous les éléments, y compris l’élément de ne pas être infini si j’ose dire.
Q. : Est-ce que l’être réalisé devient un avatar ?
F.B. : Oui, incontestablement ; maintenant, il peut devenir un Bodhisattva, c’est-à-dire qu’en tant qu’avatar, il peut rester dans l’infini, dans l’absolu et dans la perfection ; mais il peut aussi décider de devenir un Bodhisattva ; il est livre comme tous les êtres réels ; c’est l’être le plus réel qui soit. S’il décide, il peut très bien devenir un avatar et un Bodhisattva ; il s’incarne volontairement sur la terre, rien ne l’oblige à cela – c’est la puissance de la volonté – de manière à apporter à l’être humain un peu plus d’amour, un peu plus de sagesse, un peu plus de beauté, et cela gratuitement, car en réalité, il ne lui en sera pas tenu compte. C’est en dehors de tout. Il pouvait le faire, il pouvait ne pas le faire. Il l’a fait et c’est alors une merveilleuse puissance divine. Mais après tout, l’avatar qui ne s’incarne pas est pareil à l’avatar qui s’incarne, car nous sommes dans le domaine de la divinité, autrement dit, de l’absolu.
Q. : Quelle différence existe-t-il entre Dieu et un être totalement réalisé ?
F.B. : Je dirai qu’il n’y en a aucune ; Dieu est l’être totalement réalisé. C’en est un. Il n’y a plus que la réalité Une, c’est-à-dire la réalisation divine dont fait partie Dieu et dont fait partie l’être réalisé. Il est devenu Dieu, c’est là la grande et formidable astuce ; nous devenons tous Dieu. « Nous sommes tous des dieux, nous sommes tous des enfants du Très Haut », c’est ce qu’avait dit Salomon dans un des psaumes ; c’est parfaitement exact ; nous devenons Dieu, et en devenant Dieu, nous sommes Lui ; il n’y a plus la moindre différence entre Dieu et nous ; c’est pour cela que nous sommes complètement libérés. Tant que nous sommes sur le plan terrestre, nous ne le sommes pas ; mais quand nous sommes sur le plan divin, nous le sommes incontestablement.
Q. : Existe-t-il un nombre limité d’avatars ?
F.B. : Effectivement. L’avatar est programmé, si j’ose dire, par la raison universelle et divine pour faire équilibre à un milliard d’êtres humains. On peut donc dire qu’il y a un nombre limité d’avatars sur la terre, mais il ne faut pas oublier qu’il y a un nombre illimité de planètes, et par conséquent, dans chacune des planètes, il y a encore des avatars, et puisque le nombre des planètes est illimité, le nombre des avatars est illimité, lui aussi. Rien ne peut empêcher Dieu de créer perpétuellement, pas même lui. Et lui aussi, il peut s’empêcher de créer, et alors, nous avons affaire à une grande période de repos où, semble-t-il, rien n’existe. C’est l’idée du néant. Mais si on arrive à nommer le néant, cela prouve qu’il est une chose et qu’il a cessé d’être le néant. Il y a donc un nombre illimité d’avatars, dans le passé comme dans le futur, car lorsqu’on vous dit qu’il est impossible d’être dans le présent et en même temps dans le futur, c’est inexact. On peut être dans le présent, et on peut être dans le futur ; rien ne nous empêche d’être et de créer. On peut être ici et, en même temps, ailleurs. On peut être maintenant, et en même temps, demain, et en même temps, autrefois ; rien n’est limité devant la divinité et l’absolu.
Q. : Avant la chute, Lucifer était-il considéré comme un être réalité ?
F.B. : D’abord, Lucifer est un mythe ; il n’a probablement jamais existé, et de toute manière, même s’il était le plus grand des archanges, il n’était pas Dieu, et seul Dieu est totalement réalisé. Donc, Lucifer n’a jamais été considéré comme un être réalisé, ni mythologiquement, ni logiquement ; il ne pouvait être que non-réalisé, puisque le seul réalisé, c’est Dieu, et s’il était réalisé, il aurait été Dieu, ce qui n’est pas mal, mais Lucifer n’est qu’un mythe. S’il avait été Dieu, il n’aurait jamais été Lucifer, et il n’aurait jamais fait le mal, car l’image même de Dieu est la bonté suprême, l’amour universel ; c’est à la fois la bonté, l’amour, l’intelligence, la sagesse et la beauté. Il ne pouvait donc pas être Dieu.
Q. : Quelle est la différence entre la réalité et l’illusion ?
F.B. : La réalité est ce qui existe réellement, et l’illusion, c’est ce qu’on croit qui existe, alors que cela n’existe pas. La réalité, c’est Dieu ; l’illusion, c’est le diable. La différence est absolue. L’un existe, il est l’être réel par excellence, et l’autre n’existe pas. Il existe quand même en tant que création mentale, et, par conséquent, il n’est pas un néant, mais il n’est pas la réalité suprême. Tout ce dont vous avez l’idée existe, et par conséquent, tout, même l’absurde, existe ; même l’incomplet existe, même le disparate existe, même le contradictoire existe, car Dieu est l’existence absolue, il contient dans son infini toutes les choses présentes, passées, futures et même intermédiaires.
Q. : Comment expliquer la pensée de Rudolf Steiner qui parlait souvent de Lucifer et d’Ahrimane ?
F.B. : D’abord, je vous dirai que Rudolf Steiner n’est pas un maître absolu et qu’il peut se tromper. Ce qu’il a fait entre Lucifer et Ahrimane est intéressant, c’est au fond la différence entre le conscient et l’inconscient. Lucifer est conscient, et Ahrimane est inconscient. Si Lucifer est conscient, il a donc une supériorité sur Ahrimane qui, lui, est inconscient, et il peut, par conséquent, le dominer et le transformer, attendu que la conscience est nettement supérieur à l’inconscience. Cette idée de Steiner est extrêmement intéressante. Un de ses disciples plus ou moins conscients déclarait qu’il fallait que le mal existe et que le mal faisait partie de l’essence même de Dieu. Le mal ne fait pas partie de l’essence de Dieu, et il en fait partie aussi puisqu’il est infini. Mais avant de savoir si le mal triomphera ou non – cependant, il ne peut pas triompher puisqu’il est le mal – voyons en quoi consiste ce mal. Le mal est le désir de détruire, le désir de destruction. Si le mal est cela, il finira par se détruire lui-même pour arriver à la perfection ; il arrivera un moment où le mal se détruira lui-même, et par conséquent, cessera d’exister. Ahrimane est quand même inférieur à Lucifer, puisque Lucifer est la conscience, et même la conscience de l’inconscient, tandis qu’Ahrimane n’est jamais que l’inconscient, sans conscience ; il semble donc que Steiner ait raison, en quelque sorte.
Nous allons nous arrêter, et nous vous remercions d’être venu avec autant de fidélité à l’écoute des transformations et des bizarreries de l’infini, de l’inconscient, du supraconscient, et de Dieu lui-même qui est la synthèse de tout, et même la synthèse des synthèses, et la synthèse des analyses destructrices des synthèses. Je vous remercie de votre patience et de votre amitié.
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dimanche, 06 mai 2007
SYMPHONY
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samedi, 05 mai 2007
Amma
Amma est amour, amour inconditionnel, amour libre de tout lien, amour humble mais puissant qui ne fait que donner, qui ne peut que donner. Son amour est une émanation qui provient du Cœur du Soleil. Sa vie est l'expression de cet amour, car elle n'est que compassion, énergie jaillissant de la Source d'Eau vive et abreuvant toutes les créatures, à commencer par celles qui souffrent.
Au matin du 27 septembre 1953, dans un petit village de la côte du Kérala au sud de l'Inde, une petite fille naquit au sein d'une famille de pêcheurs qui vivaient misérablement. Ses parents la nommèrent Soudhamani (Pur Joyau).
Alors que les bébés, d'ordinaire, pleurent à la naissance, Soudhamani vint au monde avec un sourire radieux, comme pour annoncer la joie qu'elle allait bientôt apporter au monde.
A l'âge de cinq ans, elle composait chaque jour de petits chants dévotionnels dédiés à Krishna ; ces chants exprimaient de profondes vérités mystiques.
L'amour et la compassion envers tous les êtres humains sont des qualités qu'elle manifesta clairement dès cet âge tendre. Les membres de sa famille, irrités par son comportement auquel ils ne comprenaient rien, la méprisaient et la maltraitaient, mais elle ne se révoltait jamais. Au contraire, elle écoutait avec patience les malheurs des uns et des autres, surtout des personnes âgées et cherchait toujours à les réconforter d'une douce parole.
Soudhamani faisait tout ce qu'elle pouvait pour soulager les souffrances de ses voisins et leur apportait même de la nourriture de chez ses parents. Lorsqu'elle donnait ainsi des choses prises chez elle, il arrivait bien souvent qu'elle se fasse battre. Mais aucune punition ne pouvait l'empêcher de manifester sa compassion innée. Quand son travail était terminé, vers minuit, au lieu de s'effondrer et de dormir, elle passait la nuit à méditer, à chanter et à prier.
Lorsque Soudhamani parvint à l'adolescence, son amour pour le Créateur atteignit un nouveau palier. Elle accéda rapidement à une union profonde et mystique avec l'Être Suprême, une union si complète qu'elle ne pouvait plus distinguer entre Krishna et son propre Soi. C'est alors qu'elle eut une vision d'extase et qu'elle commença à s'identifier à la Mère Divine.
Chassée de la maison familiale et contrainte de vivre sans abri, Soudhamani se livra pendant des mois aux pratiques spirituelles les plus rigoureuses et les plus austères. Elle devint complètement indifférente aux besoins de son corps, se passant bien souvent de manger et de dormir. Tout son être brûlait d'amour pour la Mère Divine. Elle embrassait la Terre, étreignait les arbres, pleurait sous la caresse du vent, percevant en toute chose la Mère Divine. Elle restait souvent plongée en samadhi (profonde méditation) durant des heures et parfois des jours, sans manifester le moindre signe de conscience extérieure.
Un beau jour, la Mère Divine apparut enfin à Soudhamani, dans toute Sa splendeur et Sa majesté. Seules, ses propres paroles peuvent décrire ce qui s'ensuivit : « Souriante, la Mère Divine devint une boule de lumière et Se fondit en moi. Mon mental s'élargit, fusionnant avec cette Divine Lumière qui réunissait toutes les couleurs de l'arc-en-ciel... » Et dès lors, Amma s'identifia totalement avec Elle.
C'est en 1975 que Soudhamani commença à révéler sa véritable mission : soulager la souffrance du monde et guider les pas des chercheurs spirituels. Elle devint alors Mata Amritananda Mayi, la Mère de Béatitude immortelle.
Mata Amritananda Mayi, la Mère de Béatitude immortelle.
Elle commença à donner des conseils spirituels à tous ceux qui le réclamaient, manifestant l'amour inconditionnel d'une mère envers tous, sans distinction de castes ni de croyances, comme s'il s'agissait de ses propres enfants. Les qualités de patience, de compassion, d'altruisme, qu'elle possédait depuis sa petite enfance, purent alors se développer en plénitude.
Bientôt, à la demande de ses fidèles hors du Kerala et par la suite hors de l'Inde, Amma commença à voyager à travers le monde entier, afin de participer à l'éveil des consciences sur l'ensemble de notre planète.
Amma a fêté en 2003 ses cinquante ans. Grâce à la force de son amour, l'association AMRITA qu'elle a fondée est devenue une organisation spirituelle importante et florissante. En plus de la trentaine d'ashrams répartis dans différents pays, dont la France, qui dépendent de cette fondation, Amma a mis en place en Inde des écoles, des hôpitaux où les soins aux nécessiteux sont donnés gratuitement, des hospices, des maisons de retraite, des logements gratuits pour les indigents, des aides financières pour les veuves et les victimes des catastrophes naturelles. Bien qu'elle ne parle que le malayalam, sa langue natale, elle a démontré que le véritable amour ne connaît pas de barrière de langage. La grande diversité raciale et religieuse de ses fidèles en est la preuve irréfutable.
Car lorsqu'elle se présente quelque part, elle n'a pas besoin de parler ; la puissante énergie de son amour se répand dans l'atmosphère comme une onde d'harmonie, et au cours des nombreux rassemblements qu'elle organise tout au long de l'année à travers le monde, chaque être présent peut recueillir les bénédictions de cette émanation sublime et s'élever vibratoirement.
Lorsqu'elle se présente quelque part, Amma n'a pas besoin de parler. Son amour touche les hommes, les femmes, les enfants, les vieillards et même les animaux !
À ceux qui lui demandent pourquoi elle fait tout cela, elle répond en souriant : « aimer les pauvres et ceux qui souffrent et les aider est la meilleure façon d'accomplir notre devoir envers notre Père Céleste. »
En ces temps où l'intellect s'est érigé en roi de notre civilisation décadente, Amma se contente d'apporter inlassablement son amour à tous ceux qui sont dans la détresse. Qu'elle soit en Inde ou à l'étranger, elle accueille toutes les personnes qui viennent à sa rencontre.
Elle soigne leurs plaies, les bénit, les console et répand partout et en toutes circonstances son message de paix et de compassion. Elle représente ce que la tradition de l'Inde comporte de plus noble et de plus élevé : l'incarnation de la Lumière dans un corps de femme.
Om Namah Shivaya.
17:47 Publié dans ✰ SAGES | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : amma
samedi, 28 avril 2007
Nature vs Sagesse
1- Etre doux n’empêche pas d’être fort
2- Etre positif n’empêche pas d’être critique
3- Aimer n’empêche pas de dire ‘Non’
4- Voir le meilleur chez les autres ne veut pas dire refuser de voir ce qui ne nous plaît pas en eux
5- Eviter de juger n’empêche pas d’être pour l’ordre (juste)
6- Apprécier les différences n’oblige pas à adhérer à tout
7- Etre non violent n’empêche pas de se défendre
8- Relativiser les problèmes ne veut pas dire les fuir
9- Avoir des convictions n’empêche pas de s’autoriser à les remettre en question
10- Voir ‘grand’ n’empêche pas d’apprécier les petites choses de l’existence
10:15 Publié dans ✰ SAGES | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : sage
vendredi, 20 avril 2007
PROPHETIE AMERINDIENNE PAR AIGLE BLEU.1
Aigle Bleu est né dans la province canadienne de la Saskatchewan. Il vit maintenant près de la ville de Québec et voyage dans bien des pays pour transmettre ses connaissances.
Aigle Bleu est en formation depuis 1978 avec l'enseignante spirituelle de la nation Cherokee, la Ven. Dhyani Ywahoo. Il a également étudié avec Sun Bear, de la nation Chippewa et avec OhShinnah, de la nation apache. Il a aussi reçu des enseignements de Tlakaellel, de la nation aztèque, de Slow Turtle, de la nation Wampanoag, de William Commanda, de la nation Algonquine, de N'tsukw, de la nation Innu et de Tall Warrior, de la nation Mohawk.
Il fonde en 1987, Pédagogies Autochtones, pour enseigner les principes spirituels et thérapeutiques des nations autochtones. Depuis il a enseigné dans plusieurs villes du Québec de même qu'en France, en Allemagne, en Belgique, en Autriche, en Suisse et aux États-Unis.
En 1997, la Vén. Dhyani Ywahoo, qui est cheftaine du "Green Mountain Band of Eastern Cherokee" (Uniyunwiwa), adopte Aigle Bleu dans le clan de la patate douce de cette nation.
En 2000 Aigle Bleu reçoit du centre de formation du Gouvernement de la Nation Indienne de l’Amérique du Nord, en collaboration avec son enseignante principale, Dhyani Ywahoo, un diplôme le reconnaissant comme « Guérisseur Spirituel ».
En janvier 2001 Aigle Bleu commence un ministère de conseiller spirituel auprès des détenus autochtones dans une institution fédérale à sécurité maximum. Il agit comme aîné agissant et thérapeute spirituel. En 2002, il est élu représentant pour le Cercle des Aînés pour la Paix. Ce cercle est le conseil régional aviseur auprès des Services Correctionnels Canadiens qui représente les aînés amérindiens qui travaillent en milieu pénitentiaire. Il démissionne de ce travail en janvier 2003.
En 2002 il fonde le SANCTUAIRE DU FEU SACRÉ, organisation spirituel dont la mission est de créer un centre de guérison pour les jeunes amérindiens ainsi qu'un lieu de pratique et d'enseignement des traditions Cherokee dans un cadre naturel et écologique.
En 2003 Aigle Bleu réussis son examen pour être reconnu "Aljadohvsgi". Ce titre signifie "celui qui entend la voix de ceux qui pleurent". L'examen consiste à produire de la lumière avec son corps dans un lieu sombre. Environ 120 personnes parmi lesquels une vingtaine d'Aînés assistèrent et furent témoins de cette cérémonie.
Aigle Bleu a écrit quatre livres sur la spiritualité et les traditions amérindiennes. En 1985, il écrit le livre "L'Héritage spirituel des Amérindiens" aux Éditions de Mortagne. En 1992, il rédige le livre "Le cristal en thérapie dans la tradition amérindienne" publié chez Guy St-Jean, éditeur. La même année, ce volume est traduit en allemand et en anglais. En 1999, il écrit le volume "Le Sentier de la Beauté - Cérémonies amérindiennes" publié par les Productions Orphée. En 2003 il produit un petit fascicule "Sons et fragrances pour la santé;Aromathérapie et musicothérapie amérindienne".
Aigle Bleu a aussi enregistré plusieurs disques de musique amérindienne. En 1992, il produit à son compte une première cassette de chants traditionnels, "Chants autochtones de l'Isle Tortue". En 1997, il enregistre "Healing Harmonies", disque de musique traditionnelle et thérapeutique en collaboration avec Dhyani Ywahoo. Également en 1997, il compose et enregistre "Medecine Music; Words of Light", deux disques de 45 minutes accompagnés d'un court livret de quarante pages pour la compagnie de production Polygram en Allemagne. Depuis, il a produit d'autres enregistrements disponibles internationalement, soit le disque compact "Spirit Songs", "Tambours de la Terre Mère", "Mystères", "Sons du ciel", "Chants traditionnels Amérindiens" et "Chants du Cygne".
13:35 Publié dans ✰ SAGES | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : spiritualité prophetie


















