dimanche, 11 mai 2008

Expérience de conscience cosmique ou conscience du tout

L’éveil, ce renversement de la conscience grâce auquel on perçoit l’unité du monde, peut se produire à tout instant de notre existence. Cependant, cette transformation ne se fait pas d’emblée.

J’ai fait l’expérience de la Conscience cosmique et de la non dualité lors d’une méningite. J’ai pu alors voir ce qu’enseignent tous les maîtres spirituels : derrière les apparences de l’univers, se trouve la réalité d’un Etre, d’une Conscience unique et éternelle.


Lire la suite

La connexion divine

A force de lire des canalisations, on s’imagine que communiquer avec notre Moi Supérieur, nos anges, nos guides, des archanges et Maîtres, c’est recevoir un message parlé ou écrit dans le creux de l’oreille. La place de notre corps mental est tellement grande dans notre vie, qu’on ne conçoit pas de pouvoir communiquer autrement. Mais, ça ne se passe pas vraiment comme ça : le langage du Moi Supérieur n’est pas le français. Notre mental peut traduire des flots d’énergie codée qui nous arrivent alors en des pensées compréhensibles, mais d’une part, tout notre système de croyance filtre et dévie variablement ces messages, et d’autre part, nous ne les reconnaissons pas comme tels (pour la grande majorité des gens). Alors, c’est quoi cette fameuse connexion Divine avec le Moi Supérieur ?

Lire la suite

L'illumination, c'est quoi ?


"Vous êtes ici pour permettre à la mission divine de l'univers de se déployer. Voilà à quel point vous êtes important !" Eckhart Tolle

Un mendiant était assis sur le bord d'un chemin depuis plus de trente ans. Un jour, un étranger passa devant lui. « Vous avez quelques pièces de monnaie pour moi ? » marmotta le mendiant en tendant sa vieille casquette de base-ball d'un geste automatique. « Je n'ai rien à vous donner », répondit l'étranger, qui lui demanda par la suite : « Sur quoi êtes-vous assis ? » « Sur rien, répondit le mendiant, juste une vieille caisse. Elle me sert de siège depuis aussi longtemps que je puisse m'en souvenir. » « Avez-vous jamais regardé ce qu'il y avait dedans ? » demanda l'étranger. « Non, répliqua le mendiant, pour quelle raison ? Il n'y a rien. » « Jetez-y donc un coup d'œil », insista l'étranger.

Lire la suite

Le bonheur est dans l'instant


Du seul point de vue étymologique, le bonheur signifie événement heureux, chance ou hasard favorable. Il marque proprement l'état moral de bien-être ou de satisfaction qui est conforme aux besoins et aux désirs matériels et moraux de l'être humain. En ce sens, le bonheur provient plutôt des circonstances extérieures et se trouve souvent soumis aux contraintes et aux vicissitudes de la vie. Le malheur, la malchance ou l'adversité représentent étymologiquement parlant leurs contraires. Au fil des siècles, l'évolution de la branche morale de la philosophie a fait du bonheur le souverain bien dont peut être doté l'être humain. A tel point qu'à l'heure actuelle, le bonheur est souvent confondu avec la félicité ou la béatitude. Pourtant, la béatitude reste l'état d'âme de celui qui est heureux principalement pour des raisons morales. Ainsi parle-t-on de la béatitude des saints et des élus dans le ciel. La félicité, quant à elle, exprime plus particulièrement l'état de paix du cœur et de l'âme qui jouissent du bonheur suprême.

C'est donc de l'état de bonheur uni à celui de béatitude et de félicité que je traiterai ici, l'ensemble formant une attitude spirituelle proche de l'état de grâce et de paix qui peut émaner d'un être libre.

Nous pouvons aisément constater que la société contemporaine incite l'homme à une quête du bonheur essentiellement basé sur l'avoir, sur la possession, sur la propriété de seuls biens matériels, sur l'appropriation de savoirs référencés et faisant autorité dans un monde axé autour de la compétition. Ainsi, les jeunes sont-ils propulsés dès leur premier âge, sur la scène sociale avec pour seul objectif : se lancer dans la course effrénée au bonheur en le basant exclusivement sur l'obtention d'objets remplissant leur ego de satisfactions bien éphémères : récompenses - ou sanctions -, valorisation narcissique - ou dévalorisation - diplômes académiques, brevets spécialisés, tableaux d'honneur, premiers postes à haute responsabilité sociale, divers permis et brevets … La comparaison, l'évaluation, la compétition qui accompagnent tout « avoir », alimentent ainsi de manière névrotique, des générations axées sur une quête conditionnée du bonheur autour de la seule approche égotique. L'avoir est ainsi privilégié à l'être. Aussi le bonheur du moi passe-t-il davantage par l'appropriation d'objets extérieurs à l'ego, que par une exploration des chemins intérieurs à l'être. Le bonheur devient alors synonyme de désirs ou de besoins à satisfaire à tous prix, à telle enseigne que lorsque ce n'est pas le cas, l'ego se trouve en situation de malheur. La non acquisition, la non appropriation, la non réussite, sont alors vécus comme des échecs à ce bonheur de type factice et éphémère avec tout le lot de frustrations, de culpabilités, de peurs, de douleurs, de souffrances, de déceptions, et de dévalorisations qui en résultent tout naturellement et qui accompagnent quotidiennement de nombreuses personnes soumises à une telle aliénation et à une telle manipulation.

Lire la suite