lundi, 21 mai 2007

Unité du monde

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SHIVA
envoyé par romapada


Unité du monde: la parabole de l'océan

par Stanislas Grof


"La conscience universelle est souvent compararée à l'océan: une masse fluide, indifférenciée, et la première phase de la création correspondrait à la formation de vagues.
Une vague peut être considérée comme une entité individuelle, et pourtant il est évident que la vague est l'océan, et l'océan la vague. Il n'y a pas de séparation ultime.

La phase suivante de la création serait une vague se brisant sur les rochers et vaporisant l'air de goutelettes d'eau, qui existeront en tant qu'entités individuelles pendant une courte période, avant d'être à nouveau avalées par l'océan. Ainsi, nous avons là des moments fugitifs d'existence séparée.

Mais imaginons maintenant de l'eau qui s'évapore et forme un nuage. Maintenant, l'unité originelle est obscurcie et cachée par une véritable transformation, et il est nécéssaire d'avoir une certaine connaissance en physique pour se rendre compte que ce nuage est l'océan, et l'océan le nuage. Pourtant, à la fin, l'eau du nuage va se réunir avec celle de l'océan sous forme de pluie.

La séparation finale, où le lien avec la source originelle apparait complètement oublié, est souvent illustrée par un flocon de neige qui s'est cristalisé à partir de l'eau du nuage qui, à l'origine, s'était évaporé de l'océan. On a là une entité très structurée, très individuelle et séparée qui ne comporte, en apparence, aucune ressemblance avec sa source. Maintenant, on a vraiment besoin d'un savoir sophistiqué pour reconnaître que le flocon de neige est l'océan, et l'océan le flocon de neige. Et pour se réunir avec l'océan, le flocon de neige doit abandonner sa tructure et son individualité; il doit subir une mort de l'égo, en quelque sorte, pour retourner à sa source."

Extrait du livre de Fritjof Capra,
"La Sagesse des Sages"



Extrait du livre de Fritjof Capra, "La Sagesse des Sages", qui réunit des dialogues avec des personalités de multiples domaines (physique, biologie, psychologie, sociologie, écologie, économie, politique). Une brillante synthèse qui trace les contours d'une vision globale pour le 21è siècle.


Supercordes

La théorie des supercordes est actuellement l'hypothèse la plus avancée et la plus prometteuse vers la découverte des fondements ultimes de la matière. Toutes les particules qui constituent la matière (protons, neutrons, électrons, quarks, photons, etc) seraient en fait l'émanation d'une seule entité, appelée "supercorde" et qui serait une vibration, un peu comme une note de musique. Selon la longueur d'onde de cette vibration, la corde apparaitrait comme telle ou telle particule dans le monde de la matière.

De ce point de vue, l'univers serait... de la musique! Une musique dont les notes formeraient une symphonie plutôt que du bruit...

(à lire à propos des supercodes, le livre de Brian Greene "l'Univers élégant")

*

La Bhagavad Gîta:


A la fois guide de sagesse et récit cosmologique, la Bhagavad-Gîta est l'un des principaux textes sacrés de l'Inde, avec les Vedas et les Upanishad.
Ecrit en sanskrit il y a 2500 ans, ce texte offre des recoupements saisissants avec les théories les plus récentes de la physique quantique et de l'astrophysique, au sujet du Big-Bang, de la structure de l'univers, ou la nature énergétique et probabiliste de la matière.
Traduit du sanscrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe
Editions du Seuil, collection Points-Seuil

Extraits


"Tout ce monde vivant est sous-tendu par moi
dans mon état non-manisfesté.

A la fin d'un éon,
tous les êtres vont à cette mienne nature,
puis, au commencement d'un éon,
je les émets à nouveau.

Maîtrisant ma propre nature cosmique,
j'émets encore et encore tout cet ensemble des êtres, malgré eux et par le pouvoir de ma nature.

C'est par moi, son surveillant,
que la nature enfante l'univers.
Et voilà la raison pour laquelle l'univers existe."
(Chant IX, 4-15)



"Considère que tous les êtres ont cette double nature comme matrice.
Je suis l'origine mais aussi la dissolution de l'univers entier"
(VII, 6)




"Enveloppé de ma magie et de mon pouvoir yogique, je ne suis pas visible à tous. Ce monde égaré ne me reconnait pas comme le Non-né, immuable."
(VII, 25)


"C'est par l'activité des qualités constitutives de la nature qu'en toute occasion les actes s'accomplissent. Mais si elle se laisse égarer par le moi factice, l'âme pense qu'elle en est l'agent. Cependant, celui qui connait la double série des qualités constitutives et des actes se rend compte qu'il s'agit simplement d'une action des qualités sur les qualités; en conséquence il ne s'y attache pas.

Egarés par les qualités de la nature, les hommes ordinaires s'attachent aux activités de ces qualités. Faibles, ils n'ont de la vérité qu'une connaissance parcellaire."
(III, 27,28,29)

"Cette mienne magie, divine et constituée par les "qualités naturelles", est inscrutable. Ceux qui s'abandonnent à moi, ceux-là vont au-delà de cette magie."
(VII, 14)


"Ceux qui, s'appuyant sur moi travaillent à se libérer de la vieillesse et de la mort, ceux-là connaissent le Brahman, le domaine entier du Soi, la totalité de l'agir.

"Ceux qui me connaissent dans le domaine des êtres, dans celui des dieux, et au moment de la mort aussi, ceux-là, l'esprit unifié, me connaissent."
(VII, 29-30)

"Celui qui me voit partout et qui voit le Tout en moi, je ne suis jamais perdu pour lui et il n'est jamais perdu pour moi."
(VI, 30)




"Allons! Je vais maintenant t'exposer mes divines manifestations, en m'en tenant à l'essentiel, ô meilleur des Kuru, car mon expansion est illimitée.


Des créatures je suis le commencement, la fin, et le milieu.

Je suis la mort qui emporte tout, la source des choses à venir.

Je suis le sceptre de ceux qui maîtrisent les peuples, l'art politique des conquérants, le silence des secrets, la connaissance des connaissants.

Et quelle que soit la forme de tout être, je le suis. Il n'est pas d'être, mobile ou immobile, qui existe en dehors de moi."
(X, 19-39)


"Je suis le but, le soutien, le seigneur, le témoin, la demeure, le refuge, l'ami, l'origine, la dissolution, la permanence, le réceptacle, le germe, l'immuable.

C'est moi qui réchauffe, retient, ou laisse aller la pluie; je suis l'immortalité et la mort; c'est moi qui suis l'Etre et le Non-Etre."

(IX, 18-19)

"Jugement, connaissance, savoir exempt d'engagement, patience, vérité, maîtrise de soi, plaisir et douleur, existence et non-existence, crainte et sécurité, non-nuisance, équanimité, contentement, austérité, libéralité, honneur et déshonneur, toutes ces manières d'être, dans leur diversité comme dans leur singularité, viennent de moi.


Quand on connaît réellement cette procession et ce pouvoir yogique qui sont miens, on est unifié par un yoga inébranlable; sur ce point il n'y a pas de doute."

(X, 4-7)




"Je vais maintenant énoncer ce connaissable par la connaissance de quoi on obtient ce qui est immortel: le Brahman sans commencement, suprême; on le dit ni être, ni non-être.

Les propriétés de tous les sens le manifestent, mais il est dépourvu de tout sens, sans attachement, il porte tout et, sans qualité, il expérimente les qualités.

Extérieur et intérieur aux êtres, immobile et mobile, à cause de sa subtilité il est incompréhensible; il est loin et il est tout proche.

Indivisible, il se présente comme divisé entre les êtres. (...)

On le dit lumière des lumières, par-delà les ténèbres; il est la connaissance, l'objet de la connaissance, et le but de la connaissance. Il demeure dans le coeur de chacun en particulier."

(XIII, 12-25)





"Chaque fois qu'il naît un être,
animé ou inanimé,
sache que c'est par l'union du champ
et du connaisseur du champ."
(XIII, 12-26)


"Les êtres qui ont une forme, ô fils de Kuntî,
en quelque matrice qu'ils se produisent,
le grand Brahman est leur matrice commune."
(XIV, 4)


"Tout l'univers que voila, d'êtres mobiles ou immobiles,
est égaré par tous ces modes d'existence et ces comportements.
(VII, 15)

"Celui qui voit vraiment, voit le Souverain Seigneur
résidant également dans tous les êtres périssables
alors qu'il est, lui, impérissable.

Voyant le seigneur établi partout de la même manière, (...)
il atteint le but suprême.

Quand il vient à découvrir que la distinction entre les êtres se fonde sur l'unité et n'est qu'une simple expansion de celle-ci, alors il accède au Brahman."

(XIII, 27-30)




"L'homme qui, abandonnant tous ses désirs, va et vient, libre d'attachement, ne dit plus: "C'est à moi", ni "Je"; celui-là accède à la paix."
(II, 39)

"C'est par l'attachement à l'acte que les ignorants agissent. Le sage doit agir tout pareillement, mais sans attachement, ne visant que l'intégrité de l'univers."
(III, 25)

"Celui dont toutes les entreprises sont affranchies du désir et d'attentes intéressées, c'est lui que les gens avisés noment un sage, lui dont l'agir est brulé par le feu de la connaissance.
Abandonnant tout attachement au fruit de l'acte (...), ne demandant et n'attendant rien, le Sage a beau agir, il n'est pas lié."
(III, 39-43)


"Celui dont le bonheur, la joie, la lumière, résident en lui-même et non plus en des choses extérieures, cet ascète accède à l'apaisement en Brahman."
(V,24)

"Satisfait de ce qu'il reçoit par hasard, ayant surmonté les couples des contraires, exempt d'égoisme, toujours le même dans le succès comme dans l'insuccès, il a beau agir, il n'est pas lié."
(IV, 22)

"L'ascète en qui tout mal a disparu, qui se discipline et s'unifie lui-même sans cesse, atteint aisément le bonheur infini: se confondre en Brahman."
(VI, 28)

Le coeur libre d'attachements extérieurs, ce qui est son vrai bonheur, il le trouve en son intérieur. L'âme unifiée dans l'union au Brahman, il jouit d'un bonheur impérissable."

Danse cosmique - shiva


SHIVA HARI
envoyé par romapada





"J'étais assis un soir au bord de l'océan un soir d'été, regardant déferler les vagues et sentant le rythme de ma respiration, lorsque je pris soudain conscience de tout mon environnement comme étant engagé dans une gigantesque danse cosmique.

Etant physicien, je savais que le sable, les roches, l'eau et l'air autour de moi était composés de molécules vibrantes et d'atomes, consistant en particules qui en créent et en détruisent d'autres par interactions. Je savais aussi que l'athmosphère de la Terre était continuellement bombardée par des pluies de rayons cosmiques, particules de haute énergie subissant de multiples collisions lorsqu'elles pénètrent dans l'air. Tout cela m'était familier de par ma recherche en physique des hautes énergies, mais jusque là, je l'avais seulement expérimenté à travers des graphes, des diagrammes, et des théories mathématiques. Tandis que je me tenais sur la plage, mes expériences théoriques passées devinrent vivantes. Je vis des cascades d'énergie descendre de l'espace au sein desquelles les particules étaient créées et détruites selon des pulsasions rythmiques. Je vis les atomes des éléments et ceux de mon corps participer à cette danse cosmique de l'énergie. J'en sentais les rythmes et j'en entendais les sons, et à ce moment précis, je sus que c'était la danse de Shiva, le seigneur de la danse adoré par les hindous."

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Shiva (sanskrit शिव ः Śiva) — transcrit parfois par Siva ou Çiva, « le bon, le gentil, qui porte bonheur » — est un dieu hindou, élément de la Trimûrti (trimūrti), la « trinité hindoue ». Pour les shivaïtes, Shiva est la personnification de l'Absolu, le principe destructeur et en même temps régénérateur du monde, dispensateur de mort et de renaissance. C'est un dieu d'origine dravidienne, antérieur aux invasions aryennes.


Dans la Trimûrti, Shiva est le destructeur, alors que Brahma (Brahmā) et Vishnou (Viṣṇu) sont respectivement le créateur et le conservateur. Cependant, bien qu'il représente la destruction, il est considéré comme une force positive, puisque, après la destruction, survient la création régénératrice. Il sauve d'ailleurs le monde dans au moins deux circonstances, lorsqu'il s'interpose entre la terre et les pieds de Kâlî rendue furieuse parce qu'elle perdait contre lui à l'occasion d'un concours de Bharata Natyam et lors du barattage de la mer de lait quand il avala la coupe de poison que celle-ci engendra, poison qui lui laissa une trace bleue sur la gorge.


Shiva et Pârvatî, British Museum
En fait, Shiva représente moins le mal que la transcendance, le gouffre qui sépare l'humain du divin devant lequel l'homme est saisi de terreur sacrée (voir Mysterium tremendum de Rudolf Otto). Shiva est le destructeur et le créateur, mais cet antagonisme n'est qu'apparent ; ils sont en effet perçus comme réciproquement dépendants, une complémentarité paradoxale en quelque sorte. Lorsque Shiva est présenté en Natarâja, le Seigneur de la danse, il marque de son talon le rythme ternaire du tandara, symbolisant la création, la permanence et la destruction (chacune des pointes du trident).
Il est le commencement et la fin, le yogi ascète et le luxurieux tantrique, la bonté et la fureur, l'alpha et l'oméga. Shiva n'est pas connu des Veda, il pourrait être une forme de Rudra (littéralement « le Rouge » aussi appelé « le Hurleur », un dieu terrifiant) qui évolua ultérieurement.
Shiva est le feu intérieur (tapas) qui dévore les ascètes, le temps qui détruit et recrée le monde. Il est habituellement représenté par un phallus stylisé, appelé shiva lingam (liṅgaṃ), symbole de création parfois associé à la yoni, l'organe féminin, la matrice du monde.
Shiva est encore paśupati. Sous cet aspect, il protège le bétail (paśu), gage de richesse, mais plus symboliquement, il protège et libère les âmes asservies dans et par le samsāra. Les textes jouent de trois mots : pati, le Seigneur ou le Maître ; paśu, le troupeau (des dévots), l'âme individuelle ; pāśa, le lien (de la transmigration).
Sa demeure est le mont Kailash (Kailāsa) et son véhicule ─ vahana en sanskrit ─ est Nandi ou Nandin (Nandī), le bœuf, le taureau, le veau. La parèdre de Shiva, sa shakti (śakti) présente plusieurs formes, Pârvatî (Pārvatī), la fille de l'Himalaya (Himālaya), Durga (Durgā), l'inaccessible, Kâlî (Kālī), la déesse de la mort. Shiva a été également marié à Satî (Satī), la fille de Daksha (Dakṣa), qui était opposé à leur mariage.
La ville sacrée de Shiva est Vârânasî (Bénarès).
Ses adorateurs, les shivaïtes, le considèrent comme seul créateur. Le shivaïsme est l'une des deux branches principales de l'hindouisme aujourd'hui, l'autre étant le vaishnava.
Shiva et Parvati sont les parents de Skanda — aussi appelé Karttikeya (Kārttikeya) ou Subrahmanya (Subrahmaṇya) — et de Ganesh (Gaṇeśa), le dieu-éléphant qui écarte les obstacles. Traditionnellement et à la différence de Vishnu, Shiva n'a pas d'avatars.
Les Nayanars — ou Nayanmars — 63 poètes dévots de l'Inde du sud, qui vécurent entre les VIIe et Xe siècles sont à l'origine du développement du culte de Shiva.



Une forme particulière de représentation de Shiva est Naṭarāja (le danseur cosmique, seigneur de la danse, de naṭa, danse et rāja, roi). Il est le plus souvent inscrit dans un cercle de flammes (prabhāmaṇḍala) signifiant qu'il consume les désirs dans le feu. Dans cette forme, il possède quatre bras tels que la main supérieure droite porte un tambour (ḍamaru) symbolisant la pulsion rythmique de l'univers, la main inférieure droite fait le geste de protection (abhayamudrā), la main supérieure gauche tient la flamme de la connaissance, l'inférieure gauche montre le sol.
Le pied droit prend un appui fort en écrasant le démon de l'ignorance ou des passions, le pied gauche est levé en une posture de danse. Sa tête est encadrée par les flots du Gange dont son chignon a calmé l'impétuosité et qui coule maintenant sans danger dans le monde.
Shiva dansant représente l'énergie universelle et éternelle. Cette danse continue engendre la succession des jours et des nuits, le cycle des saisons et celui de la vie et de la mort. À terme, son énergie provoquera la destruction de l'univers, puis le fera renaître. Cette danse de création du monde symbolise le processus éternel de conservation et de destruction.
Shiva Nataraja est une forme typique du sud de l'Inde, c'est la divinité tutélaire du temple de Chidambaram où sont sculptées dans la pierre les postures du Bharata Natyam, la danse classique sacrée de l'Inde méridionale. Il est, sous cette forme, vénéré par les artistes scéniques (musiciens, danseurs, comédiens) indiens.

À VOIR "UNIVERS EN FRACTAL" >>> http://www.syti.net/UniverseDimensions.html


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SUPERSOUL
envoyé par romapada


Brahmâ
(Redirigé depuis Brahma)


Sculpture de Brahmâ à Halebid dans le Karnataka.

Brahmâ est le dieu créateur de l'hindouisme, le premier membre de la Trimurti, la trinité des déités hindoues majeures (toutes écloses d'un œuf), les autres membres étant Vishnou et Shiva. Sarasvatî est sa shakti, son énergie, son épouse. Sa monture vâhana est un hamsa, une oie ou un cygne. Sa couleur est le rouge. Il n'est pas mentionné dans les Veda (pas comme Brahmâ, mais comme Prajâpati), ni dans les Brâhmana, mais il est cependant très présent dans le Mahâbhârata, le Râmâyana et les Purâna.
Brahmâ intervient seulement de façon occasionnelle dans les affaires des dieux, et encore plus rarement dans celles des mortels. Il est considéré comme le père de Dharma et Atri. Brahmâ vit à Brahmapura, une cité située sur le mont Meru.
Sa vie dure cent de ses années, chacune d'elle valant 2 160 millions d'années des mortels (voir Mesure védique du temps). Brahmâ est un agent du Brahman, le « Soi Suprême » de l'hindouisme.
Ce dieu est un deus otiosus : bien qu'étant le créateur de toutes choses, il n'y a qu'un seul temple lui étant totalement dédié, à Pushkar au Rajasthan.
Représentation [modifier]

Il est traditionnellement représenté avec quatre têtes et quatre bras. Chacune de ses têtes récite un des quatre Veda. Souvent, les bas-reliefs n'en représentent que trois, la légende disant que Shiva lui en aurait coupé une. Ses mains tiennent :
un pot à bec utilisé pour créer la vie,
un mâlâ pour mesurer le temps de l'univers,
le texte des Veda et
une fleur de lotus.


Ses quatre têtes s'expliquent par la légende suivante : lorsqu'il était en train de créer l'univers, Brahmâ engendra une déité féminine nommée Shatarûpa, celle aux cent formes superbes. Brahmâ en tomba immédiatement amoureux. Shatarûpa se déplaça alors dans de nombreuses directions pour éviter le regard insistant de Brahmâ. Mais, où qu'elle allât, Brahmâ se créait une tête pour pouvoir continuer à la voir. À la fin, il en eut cinq, une pour chaque direction cardinale et une pour regarder au-dessus.
Dans le but de contrôler le dieu, Shiva coupa la tête supérieure, mais lorsqu'il apprit que Shatarûpa était la fille de Brahmâ, il décida que c'était inconvenant pour lui d'en être obsédé et décréta qu'il n'y aurait pas de lieu où il serait vénéré. En effet, seuls Vishnou - ou ses avatars - et Shiva continuent à être vénérés alors que Brahmâ est quasiment ignoré ; il ne possède qu'un temple à lui dédié, à Pushkar. Depuis cet incident, Brahmâ récite les quatre Veda en pénitence.
Les épithètes de Brahmâ [modifier]

Brahmâ est très souvent appelé "l'incommesurable", "le seigneur de toutes les créatures", "l'auteur des quatre livres du Veda", "le nombril de Vishnu", "le dieu ascète", "le créateur des quatre mondes", "le bon créateur" et surtout "le dieu créateur de l'hindouisme".
Le Brahmā bouddhiste [modifier]

Dans le bouddhisme, Brahmā n'est pas considéré comme le créateur du monde mais comme le roi des dieux ; il est, comme toute créature en dehors des bouddhas et des arhat, soumis au cycle du samsara.
Il intervient cependant à plusieurs reprises. Notamment, Shakyamuni, après avoir atteint l'illumination, l'éveil, hésite à enseigner au monde une doctrine si subtile. Brahmā intervient alors pour le convaincre d'enseigner, puisque certains seront assez sages pour comprendre un tel enseignement.

La nature inspirée : comment l’esprit devient matière et la matière esprit

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LE POUVOIR DE LA MUSIQUE SUR L'EAU



Et si tout n'était que musique?



Il n'y a pas longtemps, je me suis acheté le livre de Brian greene: L'Univers élégant...
Dans ce livre, on nous parle de la théorie des super-cordes...
Ces cordes seraient l'élément de base de tout l'univers, auraient une forme de boucle fermée et seraient en perpétuelle vibration...
Et si au lieu de microscope superpuissant, on fabriquerait des microphones pour écouter le chant des cordes, on se trouverait peut-être face à une symphonie universelle...
Et si cette mélodie une fois étudiée nous enseignait de nouvelles formules mathématiques capables de résoudre le mystère de l'univers entier...
Nous sommes une vibration, nos ondes s'entrechoquent quand nous sommes en conflit et en harmonie quand nous sommes entre amis...
Ne sous-estimez jamais le pouvoir des ondes et de la musique...


La nature inspirée : comment l’esprit devient matière et la matière esprit


On peut tirer d’intéressants parallèles entre la physique moderne et le bouddhisme. Certaines formules zen anticipent même de grandes découvertes scientifiques. Où commence la conscience ? Où finit-elle ? Les plus récentes recherches sur le cerveau montrent que l’esprit s’enracine dans la matière biologique qui, elle, renferme une potentialité spirituelle.


Par Ulrich Schnabel

Nombre de savants importants ont conçu leur recherche comme l’expression d’une aspiration religieuse. Par exemple, l’astronome Johannes Kepler voulait démontrer « la divine harmonie des sphères » au travers du mouvement des planètes. Le grand physicien Isaac Newton était soucieux de mettre ses lois mécaniques en résonance avec « un souverain absolu de la Création ». Et même Albert Einstein se laissait guider par la conviction que « Dieu ne joue pas aux dés » dans sa recherche d’une théorie complète des champs, une sorte d’équation universelle.

Malgré leur complaisance pour le divin, les découvertes et théories scientifiques ont, depuis le XVIIe siècle, dramatiquement transformé la vision du monde des sociétés occidentales chrétiennes. L’homme, tout d’abord « sommet de la Création », n’est plus, à la lueur de la théorie de l’évolution, que le simple produit, comme tout autre animal, d’une longue et naturelle série de mutations et de sélections. Dépouillé de son statut d’exception, l’Homo sapiens dérive aujourd’hui sur une planète quelconque, au bord d’une galaxie moyenne, à travers un Tout incommensurable, qui ne serait, à en croire de récentes théories cosmogoniques, qu’un univers parmi une infinité d’autres.

À l’inverse de la chrétienté, qui depuis trois siècles se trouve plutôt en conflit avec la science, le bouddhisme apparaît hautement compatible avec les découvertes des astrophysiciens, des biologistes et des neurologues. Les notions d’impermanence et d‘interdépendance présentent une plate-forme conceptuelle commune entre la science et le bouddhisme.

« Tout phénomène est considéré comme un nœud dans un réseau de causalité et ne peut donc avoir de substance propre. Cette vision s’oppose à celle des grandes religions révélées qui affirment l’existence de substances immuables (Dieu, l’âme) échappant à la loi de causalité », dit Francisco Varela, neurobiologiste et directeur de recherche au CNRS.

Ce rapprochement entre la philosophie bouddhique et la science moderne ne se fonde pas, en dernier lieu, sur une certaine ressemblance entre démarche scientifique et pratique bouddhique. Au lieu d’en référer dogmatiquement à des Écritures saintes ou à un insoupçonnable principe divin, l’homme de la Voie se repose sur le vécu empirique de sa propre pratique : seul ce qui se réalise dans cette expérience obtient – comme dans la recherche scientifique – considération. La devise d’Isaac Newton : « Hypotheses non fingo » (Je n’invente pas d’hypothèses) pourrait être celle d’un moine zen.

On peut également lire certaines formules bouddhiques comme une anticipation de découvertes scientifiques modernes : Shiki soku ze ku, ku soku ze shiki – forme devient vide, vide devient forme. Cette vision fondamentale du Sutra de la sagesse semble être aussi le leitmotiv de la physique des particules et de la cosmologie. En effet, la théorie du microcosme des atomes, la mécanique quantique, ne décrit pas le vide comme un espace complètement vacant. S’il est vrai que, dans la vacuité, la somme moyenne des particules, énergies et charges équivaut au zéro, lorsque l’on y regarde de plus près, cette même vacuité se transforme en un lieu empli de potentialités.

Continuellement, d’infimes fluctuations quantiques – énergies positives et négatives, charges et décharges, particules et antiparticules – se produisent et s‘annulent réciproquement dans le même temps. (Si vous avez des difficultés à suivre, ne vous faites pas de soucis : c’est au moins aussi dur à comprendre que le zen.) Pour un instant, cette bouillonnante mousse quantique peut avoir une amplitude énergétique gigantesque. Certains cosmologistes ont calculé qu’une telle bulle d’énergie pourrait être à l’origine de la naissance de notre univers, il y a quelque quinze milliards d’années. Cette bulle se serait « gonflée » durant une miette de microseconde dans de telles proportions qu’elle aurait créé son propre espace et son propre temps, empêchant le rééquilibrage des énergies opposées – le vide devint forme.

D’un autre côté, la théorie quantique montre qu’une observation rapprochée des particules, supposées concrètes, les découvre de plus en plus inconsistantes : un atome est constitué de plus de 99 % d’espace vide. Les composants restants, comme les électrons et les éléments du noyau, sont décrits comme ondes de probabilité. À la place de particules distinctes et saisissables, restent des formes immatérielles et fantomatiques – la forme devient vide.

De tels points communs entre les déclarations de la physique moderne et le bouddhisme ne sont éventuellement rien de plus que d’intéressants parallèles. En effet, la science moderne ne peut pas plus apporter la preuve d’une vérité spirituelle que les philosophes d’autrefois avec leur « argument divin ».

Par ailleurs, la Voie du Bouddha ne dépend pas du fait que l’on puisse ou non l’éclairer scientifiquement. Puisqu’elle dépasse la pensée dualiste humaine, elle ne peut donc pas être appréhendée par cette pensée. Pour avancer sur la Voie, « il importe peu d’être intelligent ou pas », comme le dit Dogen.

Et pourtant, il n’est pas inintéressant de faire une comparaison avec les sciences qui travaillent sur le corps et l’esprit humain car, en fin de compte, la pratique bouddhique se préoccupe aussi de l’existence humaine. Ce sont en particulier la neurologie et les sciences cognitives qui se développent très tumultueusement depuis une vingtaine d’années.

Tout d’abord, les chercheurs sur le cerveau ont éliminé la vieille démarcation occidentale entre le corps et l’esprit. D’après eux, l’esprit humain et ses différents états de conscience se rapportent directement à l’activité des trois livres de matière grise qui se trouvent dans notre tête. Si ces chercheurs sont encore loin de posséder une compréhension complète des méthodes de travail de l’esprit humain, ils sont tous d’accord sur un point : l’ancienne vision dualiste, qui conçoit au côté du cerveau une âme insaisissable qui aurait les commandes de la conscience, est depuis longtemps dépassée.

Le corps et l’esprit dépendent inséparablement l’un de l’autre, s’influencent et se déterminent réciproquement en permanence (voir l’article Zen et neurobiologie de François Lang).

Ce jeu étroit, que la pratique du zen souligne depuis longtemps, commence enfin d’être appréhendé par les médecins occidentaux. Lentement, ils entreprennent de concevoir l’effet placebo (qui décrit l’étonnante évidence que de pseudo-medicaments produisent des effets clairs et mesurables) non plus comme une anomalie mais comme l’expression de la force curative de notre imagination.

Dans le cas de malades aux douleurs chroniques, s’impose aussi l’idée que la souffrance propre a sa cause non seulement dans le corps mais également dans la tête. Ainsi, suite à des douleurs chroniques ressenties pendant des années à un endroit du corps, la zone de perception correspondante dans le cerveau pourrait s’agrandir de telle façon qu’à la fin la moindre sensation à cet endroit deviennent intolérable.

Ainsi également sont emmagasinées nos perceptions, visions, catégories dans la structure individuelle de notre cerveau. Le réseau complexe qui lient les quelque 100 milliards de neurones dans notre tête est pour chaque être humain aussi unique que son empreinte digitale.

Et ce n’est pas seulement l’héritage de nos ancêtres (en terme de gènes) qui s’y reflète mais aussi notre évolution, les sensations et les convictions que nous avons accumulées au cours du temps. C’est ce « karma dans la tête » qui détermine notre manière de réagir toujours de la même façon aux mêmes choses. Pour mettre fin à cet état de fait – comme cela se passe par exemple en zazen – ce sont nos structures biologiques qui doivent changer. Il devient alors clair que ce processus exige de l’exercice répété et de la patience.

Admettre que l’homme et son esprit ne sont finalement qu’un produit biologique, résultant d’un processus d’optimisation vieux de milliers d’années, passe pour certains comme une offense, pour d’autres comme une libération. Le devoir de notre cerveau n’est pas de reproduire une image complète ou objective du monde extérieur mais une représentation avant tout réduite aux exigences de survie de l’Homo sapiens. Nous ne pouvons par exemple percevoir les ondes électromagnétiques que dans un certain domaine de fréquences (la lumière visible) ; et nous ne pouvons pas voir, comme d’autres animaux, les fréquences infrarouges ou ultraviolettes : cela ne nous est pas nécessaire.

Autre exemple : la carte, enregistrée dans notre tête, de la surface de notre corps. Dans la partie du cortex liée au sens du toucher, les différentes parties du corps sont représentées selon leur degré de sensibilité sensorielle. La bouche, les doigts et particulièrement les pouces apparaissent extrêmement agrandis, tandis que le tronc est, en comparaison, rapetissé (cela explique au passage pourquoi, pendant zazen, la concentration sur les mains et les pouces a tant d’influence sur l’activité cérébrale).

Notre perception est donc nécessairement réduite sans que nous le remarquions. C‘est seulement dans les cas rares de troubles du cerveau dus à des accidents, maladies ou drogues que nous en devenons conscients. Une attaque d’apoplexie dans le cerveau droit peut avoir pour conséquence la perte de la perception des parties gauches du corps et de l’espace gauche environnant. D’autres accidentés du cerveau ne reconnaissent soudain plus les visages de leurs parents et amis ou ne comprennent plus le sens des mots ou de la grammaire. Dans quelques cas extrêmes, c’est la personnalité du sujet qui change radicalement : certains perdent le contact avec leurs émotions ; la compassion et l’aptitude à l’empathie leur deviennent complètement étrangères.

Ces destins, souvent tragiques, ont amené le philosophe allemand Thomas Metzinger à conclure : « Le moi est une forme particulière de l’illusion ; de fait, la meilleure que la nature ait jamais inventée. » L’indissoluble impression que chacun a de lui-même en tant que sujet n’est pour Metzinger qu’une invention, un modèle que notre cerveau conçoit afin de mieux s’adapter à son environnement : « L’organisme se confond avec le contenu de sa représentation et considère son propre modèle comme réel, ce qui rend ce dernier d’autant plus efficace. »

Ce sont seulement dans des situations extrêmes, dans les cas de détérioration du cerveau, sous l’influence de drogues – ou par la méditation – que cette parfaite illusion s’écroule parfois, nous dit Metzinger. Le moment où justement on pénètre cette construction mentale serait donc l’éveil au sortir du monde de l’illusion.

Avec cela, « la meilleure idée de la philosophie asiatique de l’esprit pourrait résoudre le plus brûlant problème de la science occidentale », pense Metzinger. Mais il ajoute aussi que « croire que l’on a compris cela intellectuellement ne suffit pas pour être illuminé ».

Il y a très peu de chercheurs qui s’intéressent sérieusement aux expériences que les pratiques religieuses ont accumulées depuis des siècles. Le neurobiologiste Francisco Varela, qui s’entretient régulièrement avec le Dalaï Lama, reconnaît les bouddhistes méditants comme « des experts en la connaissance de l’esprit humain », et postule déjà que leurs expériences auront dans l’avenir beaucoup de valeur pour la science.

La plupart de ses collègues ont pourtant du mal avec la spiritualité. Même le concept neutre de « conscience » n’est considéré que depuis une décennie comme un sujet de recherche sérieux. La raison en est simple : la science ne s’occupe par définition que des faits mesurables objectifs et reproductibles partout. Le vécu conscient est toujours subjectif et dépend de la perception individuelle du témoin. Donc il n’est ni mesurable objectivement ni facilement reproductible par d’autres sujets.

À défaut, ce sont à des exercices apparemment aussi absurdes que la simulation artificielle de conscience dans un robot que s’essayent les sciences cognitives. Jusqu’à présent on a bien réussi à construire un ordinateur joueur d’échecs qui bat les meilleurs joueurs du monde, mais les chercheurs ont dû aussi admettre l’évidence frustrante que la conscience ne se laisse pas produire aussi simplement, mais qu’elle est, comme les bouddhistes zen le savent depuis longtemps, un phénomène qui vit exclusivement de l’interdépendance de toutes choses.

En effet, les résultats des neurosciences montrent que la conscience ne relève pas seulement des événements cérébraux mais qu’elle est aussi déterminée par les réponses du corps et des émotions. De plus, le sujet conscient est aussi un phénomène social, qui s’est développé avec l’apparition du langage et de la culture. C’est d’abord à travers les autres que notre propre conscience devient possible.

Pour créer quelque chose de semblable, il faudrait donc inventer une structure qui soit aussi flexible que notre cerveau ; qui évolue et soit capable dans le même temps d’accumuler et de jauger des impressions ; qui s’adapte à toute sorte de situations et pourtant conserve son intégrité ; qui apprenne à automatiser une grande partie de ses fonctions essentielles (communication, motricité, réflexes de survie) ; qui échange avec d’autres et soit capable de réagir à l’intérieur d’un groupe social ; qui, au travers de son expérience propre et de son héritage culturel, développe quelque chose comme la perception subjective...

Peut-être sera-t-il mis un jour en évidence que la nature, avec l’évolution de la Terre et de l’Homo sapiens, a de fait pris le chemin le plus court possible pour produire la conscience. Les tentatives sur l’intelligence artificielle ne sont donc pas nécessairement causes de la dévalorisation de l’esprit humain ; au contraire : sa valeur s’en élève davantage.

Ce qui commence comme un programme réductionniste pourrait bien à la fin déboucher sur un nouvel enchantement du monde. Car si l’esprit se rapporte en dernier lieu à de la matière biologique, cela signifie en retour que cette prétendue matière contient une potentialité spirituelle.

Où commence la conscience et où finit-elle ? La recherche cognitive et celle sur le cerveau, appliquées aux animaux, montrent notamment que l’on ne peut pas tracer à ce sujet de limites distinctes. La conscience est plutôt un continuum qui commence quelque part dans le règne animal ou avant la naissance et ne s’achève peut-être pas de sitôt avec l’âge adulte.

Ainsi se referme le cercle : la controverse actuelle sur une théorie du tout tourne autour d’une notion qui soutient que toutes les particules élémentaires connues se ramènent à des unités essentiellement plus petites – de minuscules et vibrants filaments d’énergie nommés strings (cordes). Ce sont leurs vibrations qui créeraient, comme dans une grande symphonie cosmique, tous les phénomènes. Et leurs propriétés se laisseraient déduire, en dernière instance, de réflexions purement logiques.

En partant de là, la nature serait définitivement aussi inspirée. Et l’esprit, par ailleurs, serait de fond en comble matériel. Une belle image que ne nous ne pourrons jamais éprouver avec certitude. Mais que cela ne nous effraye pas : la compréhension rationnelle de l’ordre cosmique ne sert pas à son actualisation. Et vice versa.

Ulrich Schnabel moine zen, physicien rédacteur scientifique pour l’hebdomadaire allemand Die Zeit

La lumière véritable est intérieur

LA SYMPHONIE CÉLÈSTE
VOUS ÊTES L' HARMONIE VIBRATOIRE DIVINE



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la theorie du tout [Grande Symphonie]


l' univers elegant
Après avoir identifié les forces fondamentales à l'oeuvre dans la nature, les physiciens ont commencé, au XIXe siècle, par en unifier deux, le magnétisme et l'électricité. Ils ont continué au XXe siècle, en unifiant l' électromagnétisme[electrecite+magnetisme] à son tour avec une des deux forces nucléaires.
Reste l'autre force nucléaire et la plus évidente de toutes, la gravité, qui maintient les planètes sur leur orbite et les hommes à la surface de leur planète. Aujourd’hui, l’unification de la gravité et de la mécanique quantique est en voie de réalisation : le résultat risque de bouleverser toutes nos conceptions.
C’est cette découverte, appelée « théorie des cordes » – et ses conséquences surprenantes qui est le sujet de L’Univers élégant


Théorie des cordes
il y a deux sortes de théories :

- pour l'infiniment petit, on a la mécanique quantique.

- Pour l'infiniment grand, la théorie de la relativité, construite à partir de la théorie de la gravité (Newton?la pomme etc).
Ces deux « mondes », l'infiniment grand et l'infiniment petit obéissent à deux types de lois qui n?ont rien à voir entre elles, donc ces deux mondes, qui sont pourtant les composantes de l'Univers, obéissent à des lois qui parfois ne marchent pas entre elles. Visiblement, y'a même des trucs contradictoires, c'est pour dire ! La théorie des cordes a donc pour ambition d'unifier ces lois en un « tout » qui permettrait de déterminer à quelles lois UNIQUES obéit l'Univers tout entier, et qui pourraient donc s'appliquer indifféremment à l'infiniment grand ET à l'infiniment petit.

l'idée c'est de ne pas considérer les objets fondamentaux de la physique comme des particules ponctuelles (de dimension 0) mais des entités de dimension 1, dotées d'une longueur très petite. Les différentes particules que nous connaissons apparaîtraient alors comme différents modes de vibration d'une corde (de la même façon que chaque mode vibration d'une corde de guitare correspond à une note). en prime, c'est la résonance de ces cordes alors qu'elles vibrent, qui donnerait « naissance » à nos particules.donc a notre univers

l'Univers ne serait donc qu'une "Grande Symphonie"....!
La physique de demain sera Une physique où les particules auront la forme de cordes vibrantes, infiniment minuscules, et où il sera peut-être possible – de faire un trou dans la trame de l’espace-temps pour se rendre d’un endroit à un autre – dans le présent, le passé ou le futur…
c'est l'équation ultime que la science s'acharne à découvrir depuis près d'un siecle, théorie qui pourrait bien être la clé de tout: la théorie des cordes.Une incursion dans la matrice même du réel la grande théorie unificatrice qui permettra de comprendre tous les phénomènes de l'Univers, la découverte des forces fondamentales de la nature
Ils sont donc presque arrivés à cet instant extraordinaire qui nous permettrait, selon l’astrophysicien Hawking, de connaître la pensée de Dieu. Rien de moins :)

*

prier votre dieu INTÉRIEUR...en écoutant cette magnfique musique.

La musique des sphères
Marc Lachièze-Rey - est directeur de recherches, au CNRS, au Service d’astrophysique du Centre d’études de Saclay.
Jean-Pierre Luminet - Directeur d e recherches au CNRS, à l'Observatoire de Meudon.
Des Pythagoriciens à la physique moderne, les démarches intellectuelles qui cherchent à appréhender le monde utilisent la notion d'harmonie.

En physique, l'une des plus intéressantes théories d'unification des interactions tente de décrire les particules non pas comme des corpuscules ponctuels, mais comme des vibrations de minuscules «cordes», entités géométriques à une dimension. Ce type de modélisation, fondé sur des symétries mathématiques particulières, constitue l'un des derniers développements d'une tradition qui remonte aux Pythagoriciens.Pour ces derniers en effet, l'Univers devait nécessairement se manifester par des proportions «justes», par des rythmes, par des nombres : le monde chantait et vibrait harmonieusement! Dès le VIème siècle avant notre ère, ils avaient remarqué que les intervalles musicaux tels que l'octave, la quinte, la tierce, etc., s'obtiennent en faisant vibrer des cordes dont les longueurs sont des fractions entières de la longueur qui engendre la note fondamentale, comme 1/2, 2/3, 3/4, etc. Considérant le cosmos dans son ensemble comme un système harmonieux, ils en avaient déduit que les sept notes naturelles de la gamme étaient en correspondance avec les sept corps célestes connus (le Soleil, la Lune et les cinq planètes visibles), auxquels s'ajoutaient trois sphères supplémentaires pour atteindre le nombre dix, parfait entre tous (car c'est notamment la somme des quatre premiers entiers).Un peu plus tard, au IVème siècle, Platon décrit, dans l'Épinomis, cette harmonie céleste, en déclarant notamment que les astres exécutent «le plus magnifique de tous les choeurs». Cicéron évoque dans le Songe de Scipion ce son «si intense et si agréable» qui remplit les oreilles de son héros : «l'impulsion et le mouvement de ces orbes [célestes] sont réglés selon certains intervalles inégaux, obéissant à des rapports de proportion très exacts. Les plus aigus sont tempérés par les plus graves, et leur équilibre donne différentes harmonies.»Cette tradition, assimilant le cosmos à un instrument de musique, se perpétue pendant le Moyen ge et jusqu'à la renaissance scientifique. Au XVIIème siècle, le jésuite encyclopédiste Athanasius Kircher évoque, dans l'OEuvre universelle des muses (Musurgia universalis), «la grande musique du monde, cette merveilleuse correspondance des cieux, des éléments et des créatures» (voir la figure 4), tandis que le médecin londonien Robert Fludd décrit, dans Des deux mondes (Utriusque Cosmi), l'Univers comme un luth monocorde conçu par Dieu, dont les dix registres (les dix sphères célestes pythagoriciennes) traduisent l'harmonie de la Création.Pour le Français Marin Mersenne, tout ce qui s'exprime par des proportions peut être traité en termes d'harmonie et donc, en particulier, la disposition des orbes célestes. À la même époque, l'astronome allemand Johannes Kepler reprend l'idée qu'un astre émet un son d'autant plus aigu que son mouvement est rapide, et l'adapte à sa découverte de la nature elliptique des orbites planétaires : des intervalles musicaux bien définis sont associés aux planètes (voir la figure 3). Kepler voit dans cet enrichissement de la symphonie céleste la confirmation de sa découverte : la «beauté harmonique» du monde, qui selon lui émane d'une volonté divine explicite et s'adresse directement à notre âme.Près d'un siècle plus tard, l'oeuvre d'Isaac Newton englobe deux visions du monde apparemment antagonistes : d'une part une conception mécaniste (le monde s'explique comme une grande horloge réglée par des lois universelles) ; d'autre part, l'idée que la nature reste soumise à une harmonie d'ordre supérieur - d'où son intérêt profond pour l'alchimie, la théologie, voire l'astrologie. En réalité, les immenses succès de sa mécanique (prédiction du retour des comètes périodiques, découverte de la planète Neptune par le calcul) seront en partie dus à la mise en oeuvre de nouvelles et puissantes constructions mathématiques, dont l'accord avec le monde observable exprime l'harmonie de ce dernier. Newton accomplit ainsi le rêve de Kepler : «Cet arrangement aussi extraordinaire du Soleil, des planètes et des comètes n'a pu avoir pour source que le dessein et la Seigneurie d'un être intelligent et puissant» (Principes de la Philosophie Naturelle,1687)L'harmonie dans la physique moderne Après Newton, l'harmonie sera toujours invoquée par les physiciens pour décrire et pour comprendre le monde, mais sous des formes nouvelles. «Quand, à une certaine occasion, j'ai demandé au professeur Einstein comment il avait trouvé la théorie de la relativité, il me répondit qu'il l'avait trouvée parce qu'il était tout à fait convaincu de l'harmonie de l'Univers» rapporte l'épistémologue Hans Reichenbach. Métaphysique, philosophie, religion, ésotérisme, références musicales et artistiques disparaissent du discours explicite de la science. Physique et astrophysique parlent pourtant de spectres, de fréquences, de résonances, de vibrations, d'analyse harmonique. Grâce à cette dernière notamment, n'importe quel signal variable dans le temps peut se décrire par une composition de fonctions trigonométriques.Cette harmonie est exprimée sous une forme mathématique, plus souvent géométrique que musicale conformément au programme que Galilée propose dès 1623 dans II Saggiatore (L'Essayeur). «Or [l'Univers] est écrit en langue mathématique, et ses caractères sont les triangles, les cercles et autres figures géométriques, sans lesquels il est humainement impossible d'en comprendre un mot, sans lesquels on erre vraiment en un labyrinthe obscur». La physique post-newtonienne oscille en fait entre une conception purement mécaniste et une vision plus harmonique. Cette hésitation rappelle un antagonisme évoqué par Héraclite, selon lequel l'harmonie émise par la lyre résultait d'une lutte entre la tension des cordes et le bois.La vision harmonique possède à son actif quelques-unes des synthèses fondatrices de la physique : après les tentatives géométriques et musicales de Kepler, il y eut la formule empirique de Titius-Bode, établie à la fin du XVIIIème siècle, qui décrivait la distance des planètes au Soleil par une suite harmonique : la Terre est à 0,4 + 0,3 x 21, soit une unité astronomique du Soleil, Mars en est à 0,4 + 0,3 x 22 unités astronomiques, etc. Autre exemple, au XIXème siècle, la classification des raies spectrales de l'atome d'hydrogène en fonction de ses fréquences vibratoires fut initialement proposée par le Suisse Johan Balmer, puis reprise par le Suédois Johannes Rydberg. Ils découvrirent que les fréquences des raies d'émissions (qui résultent d'une désexcitation de l'atome) s'expriment par une formule unique qui faisait intervenir des nombres entiers, à la manière des intervalles musicaux. Aujourd'hui, cette «harmonie» spectrale s'explique bien dans le cadre de la mécanique quantique : les niveaux d'énergie des électrons d'un atome étant discrets et non continus, ils peuvent être mis en correspondance avec des nombres entiersL'harmonie secrète du monde prend aujourd'hui le nom de symétrie. La physique contemporaine utilise en effet les symétries de la géométrie moderne, c'est-à-dire l'invariance de certaines figures ou objets mathématiques par des transformations mathématiques (des groupes de symétries), pour décrire, classifier, unifier les particules élémentaires et leurs interactions, ainsi que les modèles d'Univers dans son ensemble. Platon ou Kepler ne faisaient rien d'autre. La théorie des groupes, l'outil mathématique moderne qui permet d'exprimer les symétries, a seulement élargi la palette des symétries utilisables : au lieu d'utiliser les symétries simples de la sphère ou des polyèdres réguliers (invariance par des rotations continues ou discontinues), les physiciens utilisent des symétries plus complexes (groupe d'invariance de matrices, groupes cristallographiques, etc.), mais qui ouvrent de nouvelles perspectives. C'est avec ces groupes que sont décrits les comportements des particules, que sont développées la théorie quantique des champs, les théories de jauge ou la théorie des supercordes.Le chant quantique Une longue controverse, prolongée jusqu'au début de notre siècle, a opposé les visions corpusculaire et ondulatoire de la lumière. Selon Newton, les rayons lumineux étaient constitués de petits grains de lumière, mais cette conception ne pouvait rendre compte des phénomènes d'interférences ni de diffraction. Dans l'expérience de Young, par exemple, un pinceau de lumière traverse deux trous situés devant un écran. Or, sur l'écran, n'apparaissent pas des impacts de corpuscules, mais une alternance de zones sombres et de zones claires ; ces «franges d'interférences» résultent de le composition de l'onde lumineuse avec elle-même, tantôt s'annulant (zones sombres), tantôt se renforçant (zones claires).L'hypothèse ondulatoire, quant à elle, est incompatible avec l'effet photoélectrique : des électrons peuvent être arrachés à un métal soumis à une irradiation lumineuse. Pour expliquer cet effet, Einstein avait supposé en 1905 que la lumière est constituée d'un ensemble de corpuscules, les photons.Le corpuscule, objet quasi-ponctuel précisément localisable, et l'onde, structure délocalisée, «étalée» dans tout l'espace, sont apparemment antagonistes. La nature vibratoire des ondes lumineuses, l'analogie avec les ondes sonores qui en constituent le modèle, leur confère explicitement une connotation harmonique, insistant notamment sur ce qui réunit les objets physiques, tandis que la vision purement corpusculaire considère le monde comme un assemblage de particules individuelles.Chacune de ces conceptions - mécaniste et particulaire d'un côté, harmonique et ondulatoire de l'autre -, est insuffisante si elle est prise séparément. La révolution de la physique quantique a consisté à résoudre la contradiction, en introduisant une vision «dualiste» : ni particulaire, ni ondulatoire dans le sens classique, le «champ quantique» incarne une synthèse des aspects mécaniste et harmonique. Non seulement la lumière, mais aussi la matière, sont des champs quantiques.Un champ quantique remplit l'espace entier, comme une immense membrane prête à vibrer. Ses vibrations (analogues à celles d'un tambour qui émet des sons) se manifestent, selon leur nature, sous forme de lumière, ou sous forme de particules : matière, lumière, rayonnements, toute la réalité observable du monde n'est qu'excitation de champs quantiques. Certains modes de vibration du champ électromagnétique correspondent à la lumière ordinaire, d'autres aux ondes radio, aux rayons X, etc. D'autres champs matérialisent des quarks (les constituants élémentaires du neutron et du proton) et des électrons. Tous ces champs constituent le monde. Les lois de la physique quantique ne sont autres que les règles harmoniques qui gouvernent les vibrations des champs.Cordes vibrantes Malgré son expression en termes de champs, la physique quantique est encore sous-tendue par une représentation de certaines particules élémentaires, comme l'électron ou le photon, en termes de points de dimension nulle. Cela pose plusieurs problèmes conceptuels. Par exemple, des infiniment grands apparaissent dans les calculs lorsque des infiniment petits, dus aux dimensions nulles des particules, se retrouvent au dénominateur. Ces «singularités» sont indésirables, car, en physique, toute quantité mesurable doit être finie. La présence de telles singularités était déjà gênante en physique classique. De surcroît, en physique quantique, l'idée de particule de dimension nulle s'accorde mal avec les relations d'incertitude - selon lesquelles il est impossible, par exemple, de localiser en un point infiniment précis la position d'une particule. Mais surtout, comment attribuer à une particule sans dimension les degrés de liberté correspondant aux différents nombres quantiques, tels que la charge électrique, le spin (ou moment cinétique élémentaire)? La théorie des cordes résout en partie ces difficultés en identifiant les entités élémentaires - les particules - à des lignes ou à des boucles extrêmement petites, et non à des points. Toutes les propriétés des particules résultent alors des différents modes de vibrations de ces cordes ouvertes ou fermées. Introduit dans les années 1960, le concept de corde fut abandonné, puis réintroduit 20 ans plus tard en vue d'une unification des lois de la physique : certains physiciens espèrent aujourd'hui que cette théorie rendra compte des quatre interactions fondamentales connues - la gravitation, l'électromagnétisme, les interactions nucléaires forte et faible - en termes d'une «superinteraction» unique.Enrichie d'une symétrie supplémentaire, la «supersymétrie» (selon laquelle toute particule de spin entier a un partenaire supersymétrique de spin demi-entier), la théorie des cordes a été renommée «théorie des supercordes». Toutefois, les physiciens ne peuvent la formuler de façon cohérente que dans un espace muni d'un grand nombre de dimensions. Le monde serait ainsi fait d'entités à une dimension (les cordes) vibrant dans un espace à n dimensions (n = 10 ou 26, selon les modèles) (voir la figure 4).Premier problème, comment retrouver les trois dimensions usuelles de l'espace (les supercordes ne prévoient pas de dimension supplémentaire du genre «temps»)? Le plus simple est de considérer que les dimensions supplémentaires sont fortement enroulées sur elles-mêmes, selon un rayon de courbure infime. À notre échelle de résolution, l'espace semblerait posséder trois dimensions, pour les mêmes raisons qu'une ficelle, objet à trois dimensions, semble ne posséder qu'une dimension lorsqu'elle est vue de loin, du fait de sa faible épaisseur. Ce n'est qu'à des échelles microscopiques (de l'ordre de 10-35 mètre, la longueur de Planck) que les dimensions supplémentaires de l'espace seraient manifestes.Ces théories, mathématiquement si complexes que personne ne parvient aujourd'hui à les maîtriser vraiment, ont de nombreux aspects séduisants. En particulier, la gravitation, qui paraît si différente des autres interactions (elle n'est pas quantifiable au sens habituel du terme) y est décrite de manière naturelle. Si ces théories se révèlent pertinentes, il restera à interpréter la nature intime du monde, dont les propriétés résulteraient des modes vibratoires de cordes à jamais inaccessibles à nos sens. On retrouve ainsi, par un biais inattendu, la musique secrète des Pythagoriciens, qui n'est perceptible qu'aux «oreilles» adaptées à leur écoute. Dans le Songe de Scipion, Cicéron disait que la musique des astres ne pouvait s'entendre qu'en quittant la Terre pour rejoindre les orbes gigantesques du ciel. La théorie des supercordes nous suggère que la musique des particules microscopiques ne pourrait s'appréhender qu'en plongeant au coeur de l'infiniment petit.