Chère Âme
Chère âme, Muse, me voilà tout à toi sagesse; mon coeur mourant;
Si tu as un coeur généreux et sincère, plus vaste que ma Douleur,
Chère âme, fait de moi mon amie, si tu le veux bien Cybèle, maintenant,
Une lumière adorée cordiale, aimée de l'Eternité; rêvant l'Aube sans frayeur.
Chère âme de la maternité, serre moi fort que je m'oublie; tend moi la main,
Ton regard brulant de tendresse, ta voix enflamme de sa douceur mes peurs,
Chère âme, vient, je t'apelle; réchauffe moi, vients me bercer d'un calin
Enlace moi en ton sein cosmique; mer souveraine, ma nécessaire soeur.
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Mélancolie, charade imaginaire, laissez mon chagrin reposer en paix;
Atmosphère changeante et dénaturée, détache moi viole-d'amour;
Ne vient plus courtiser mes sens Circé! sortilège d'une belle-du-jour;
Je t'ai aimé, chaudement, tu m'as abandonnée dans les récifs petite guet!
Vide amère tu m'as glacée srinêne; crachée toutes mes larmes;
Tu m'as tirée sans regret, "là", jusqu'au plus profond, foudroyer;
Va, tu as gagnée Minèrve, mais "ici" tu n'as plus de charme;
Silencieusement, primevère, je vais t'oublier; Mystère te maquiller.
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Chère âme, si je cille encore: Aurore tes écailles mordorés reveillant le parfum;
Sa chair est damnée de baisers dévorer, et je suis l'enfant, des Chimères;
Chère âme, passiflore, en moi son rayon vague, moire, enfin, s'éteind;
Âme au sommeille des tes rêves:voit, comme elle dore, heureuse et si légère.