Vernis magique - 2006

Extasia

Extasia

Extasia

Toi qui un soir m'a fait renaître jusqu’à l'Extasia
Créature émouvante aux yeux ivres, vin suave d'une Fantasia;
Tu parlais la langue oubliée de la Licorne, son silence éffleure...
Où longent des jardins lymphés de poèmes suspendus et meurent.

Profonde note, je suis l'araignée enchanté, pattes et velours noirs
Muse qui chuchote et tisse le temps siamois et la laine du soir.
Quand je m'éssouffle, tes songes limpides et chaleureux m'inspirent l'Idéal,
Le coeur ouvert à la douceur, t'emporte dans un vertige abyssal.

Toi qui un soir m'a fait renaître jusqu'à l'Extasia
Miroirs séraphiques, où fleurissent la primevère ainsi qu'une Fantasia;
Poétesse à fleur de peau, laisse derrière toi tristesse et douleur,
Ton âme est si vaste qu'elle éclipse d’un souffle célèste les Peurs.

Larmes immaculées, perles cillantes, de tes deux yeux fermés
L'univers est un écho familier qui illumine tes vacuités, ma bien aimée;
Volute et mystérieuse quintessence, ne joue pas de ton Silence,
Inaccessible Constance, offre moi la volupté d'une providence.